Naarea : autopsie du premier échec dans les SMR français

Un petit réacteur nucléaire généré par (c) Gemini

Enquête – 15 janvier 2026, le tribunal de Nanterre ordonne à Eneris, spécialiste luxembourgeois de la collecte de déchets, la reprise de Naarea. La direction de la start-up des petits réacteurs nucléaires (SMR) cherchait des candidats à la reprise depuis le placement en redressement début septembre. La veille du jugement, le 14 janvier, Eneris a cependant retiré son offre de rachat.

Pour se soustraire a posteriori à son obligation, le groupe a tout simplement déposé le bilan de Naarea. Pour justifier son choix, il invoque des manquements à l’information et « l’impasse technologique » dans laquelle se trouve le projet. La direction de la start-up s’en défend, courrier signé par l’administrateur judiciaire à l’appui, et accuse plutôt le manque de sérieux de l’offre d’Eneris.

Il n’en reste pas moins que l’aventure s’arrête pour Naarea, la première des start-up françaises des SMR. En réalité, cet abandon de dernière minute ne fait que sceller un tombeau ouvert depuis des années, sur fond d’ambitions décorrélées des moyens disponibles.  

La genèse d’un projet ambitieux

Tout partait très bien. En 2020, ...

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