L’état-major du BRGM dans l’énergie

L'institut connaît déjà bien le monde de l'énergie et donne un nouvel élan à ses activités dans le domaine avec la création d'une direction dédiée. Elle compte pour le moment une soixantaine de personnes.

Frédéric Glanois – Source : BRGM

Partenaire de longue date du secteur de la production d’énergie, notamment pour la géothermie, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), créé en 1959, s’est récemment réorganisé suite à l’arrivée d’une nouvelle présidente. Catherine Lagneau a été directrice adjointe de l’Ecole des mines d’Alès puis directrice déléguée de l’Ecole des mines de Paris, occupant aussi différents postes dans l’administration lorraine puis nationale. Elle est notamment administratrice de Bpifrance depuis 2020. Catherine Lagneau a voulu rendre plus lisible l’organisation de l’institution en alignant les directions opérationnelles avec les axes de travail scientifique.

D’où la création d’une direction dédiée à l’énergie et à la décarbonation, qui travaillera avec le responsable du programme scientifique « Transition énergétique et Espace souterrain », Francis Claret, passé par le CEA mais au BRGM depuis plus de 12 ans. La direction de la thématique énergie est confiée à Frédéric Glanois. Provenant du Secrétariat général à la planification écologique, dont il a été secrétaire adjoint, sa carrière de fonctionnaire l’a amené à la Direction générale du Trésor puis en mission à Taipei pour le ministère de l’Economie. Il a aussi été chef de service à la mission permanente de la France auprès des Nations unies, à New York. Au sein du BRGM, il devra faire le lien entre les scientifiques et le monde institutionnel et économique en plus de s’occuper de la stratégie climatique du bureau.

Sunseare Gabalda – Source : BRGM

Les principaux sujets qui occupent ses travaux en plus de la géothermie sont le stockage souterrain du CO2 et de l’hydrogène. Trois secteurs auxquels les pouvoirs publics ont consacré des plans, à différents stades d’avancement. Frédéric Glanois est épaulé par Sunsearé Gabalda, directrice adjointe avec seize ans au sein du BRGM. Géologue de formation, issue de Mines Paris, elle s’est notamment occupée de modélisation 3D et a pu acquérir une bonne connaissance du monde économique en tant que responsable des relations avec les entreprises au BRGM.

La direction de l’énergie et de la décarbonation se divise ensuite en trois unités, dirigées par des scientifiques travaillant déjà à l’institut de recherches. Celle baptisée « Potentiel de stockage et énergétique du sous-sol », est pilotée par la géologue Chrystel Dezayes, au BRGM depuis 22 ans. La deuxième s’occupe des « Systèmes énergétiques et Nouveaux usages » sous le contrôle de Marie Gastine, ingénieure environnement avec 17 ans d’expérience. Enfin, l’unité « Impact, Surveillance et Sécurité des usages du sous-sol », est la responsabilité du géochimiste Mathieu Debure, au BRGM depuis 10 ans.

Trois responsables de filière sont aussi nommés, pour coordonner les travaux sur une thématique particulière entre les directions du BRGM. Damien Bonté, géologue de l’Ifpen, va ainsi bientôt rejoindre le BRGM pour s’occuper de géothermie. Il s’occupe du sujet depuis plus de 10 ans, notamment à l’Université de Utrecht et au sein du bureau d’études Geoserv. L’ingénieure environnement Isaline Gravaud-Sevaistre, au BRGM depuis 2009, est chargée du stockage du CO2 et l’ingénieure Annick Loschetter, arrivée en 2010 de CentraleSupélec, orientera les travaux sur l’hydrogène. Francis Claret, mentionné plus haut, s’occupera de la gestion des déchets radioactifs.

 

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