Total prend position sur le stockage stationnaire en France

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(Crédit : Saft)

C’est l’un des vainqueurs du récent appel d’offres long terme de RTE : Total a été choisi fin février par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité pour 103 MW de capacités de flexibilité, exclusivement via du stockage par batteries (par l’intermédiaire de Total Flex, nouveau nom de sa filiale BHC Energy). Ce qui l’a placé en deuxième place juste derrière les 119 MW de Voltalis, qui s’appuie de son côté sur des effacements diffus de consommation. Ce 12 mars, Total a confirmé ses intentions avec ...

l’officialisation d’un premier projet.

Opérationnel fin 2020

Il y a près d’un an, GreenUnivers évoquait déjà ce projet : c’était alors dans le cadre de l’appel d’offres pour le parc éolien en mer de Dunkerque. Même s’il n’a pas été retenu finalement, le pétrolier a maintenu son projet d’installer des batteries dans la ville du Nord : il lance la construction d’un site de stockage de 25 MW en puissance et 25 MWh en énergie dans la zone portuaire. « Il servira principalement de réserve primaire pour soutenir la stabilité du réseau de transport d’électricité », signale Total. Ce projet représente un investissement de près de 15 M€. Il s’appuiera sur les batteries de Saft, autre filiale de Total, qui fournira pour l’occasion 11 conteneurs de 2,3 MWh.

« C’est à partir de ce projet que Total veut s’affirmer dans le stockage stationnaire en France », commente le groupe, interrogé par GreenUnivers. A titre de comparaison, l’installation de NW Energy à Jonzac en Charente-Maritime représente 1 MW, opérationnel depuis plus d’un an. Autre exemple, Neoen, également lauréat de l’appel d’offres long terme, prévoit de développer deux unités, l’une de 7 MW et l’autre de 6 MW.

Avec ses 25 MW, Total présente son projet comme le plus grand pour des batteries dans l’Hexagone. C’est en tout cas la taille-type des installations que le pétrolier semble privilégier. Ce premier projet devrait être opérationnel fin 2020, à temps pour la première période de l’appel d’offres de RTE (2021 à 2027), pour laquelle Total a été retenu pour 58 MW. Il lui reste donc à lancer un deuxième projet d’une taille équivalente pour atteindre ce volume. Pour la seconde période concernée par l’appel d’offres (2022 à 2028), Total devra développer 45 MW supplémentaires. A quels endroits ? « Nous sommes en train de regarder les sites possibles », répond simplement le groupe pour l’instant.