Finance verte, biomasse : l’Ademe désigne les lauréats de 2 appels à projets

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L’Ademe a désigné les lauréats de deux appels à projets : l’un sur la finance verte, l’autre sur la biomasse. Alors que le premier a pour ambition d’apporter davantage de connaissances théoriques, stratégiques et pratiques aux acteurs afin de rendre la finance plus verte et plus durable, le second est dédié à des projets de chaleur dans l’industrie, l’agriculture et le tertiaire.

Biomasse : 825 GWh/an

L’Ademe va soutenir 9 nouveaux projets cumulant une production thermique annuelle totale de 825 GWh et représentant un investissement de ...

107 M€, dont 33,2 M€ d’aides octroyées au travers du Fonds chaleur, revalorisé sensiblement dans le prochain budget de l’Ademe. Les lauréats sont : Garnica Troyes, Fruytier Bourgogne, Lacroix Emballages, Saica Paper, Kimberly Clark, Nestlé Purina Petcare, Bouyer Leroux (2 projets) et Maitrea Guyomar.

Pour rappel, l’appel à projets « Biomasse Chaleur Industrie Agriculture et Tertiaire » (BCIAT) soutient le développement de projets de production de chaleur à partir de biomasse supérieurs à 12 GWh/an. La prochaine édition sera ouverte en janvier 2020 pour une date limite de dépôt des dossiers en mai, en même temps qu’un appel à projets solaire thermique et un autre sur les combustibles solides de récupération (CSR).

Finance verte : 1,4 M€ répartis

L’appel à projets de recherche « ClimFi 2019 » a désigné 10 lauréats bénéficiant d’un soutien de 1,4 M€. La compétition était centrée autour de deux axes principaux : l’alignement des stratégies et activités sur une trajectoire bas carbone et les instruments de partage des risques entre acteurs. Dans les faits, les thématiques abordés par les lauréats sont très diverses :

  • Hermes (Université Paris Dauphine) : Analyse de la façon dont les individus se saisissent de l’information sur l’efficacité énergétique, et l’hétérogénéité des ménages dans leurs préférences vis-à-vis de la performance énergétique. Ciblage particulier sur les ménages précaires.
  • Risq-Trans (Toulouse School of Economics) : Evaluation des investissements de long terme dans le sens la transition énergétique et écologique. L’objectif sera de veiller à ce que de tels projets puissent disposer des financements adéquats en analysant les contraintes issues de la réglementation financière, notamment la régulation prudentielle.
  • TCFDindicator (Chaire Energie et Prospérité de l’Institut Louis Bachelier) : Accélérer l’alignement des portefeuilles avec une trajectoire 2°C : étude sur la divulgation d’informations en lien avec la performance climatique et la performance financière des entreprises.
  • Finadapter (Institute for Climate Economics) : Comprendre les freins actuels – et notamment les défaillances de marché – au financement de solutions qui contribuent à l’adaptation au changement climatique. Il s’agira de formuler des recommandations pour une intervention efficace des institutions financières publiques.
  • CELTE (Institut National de la Recherche Agronomique) : Analyser comment les politiques de soutien à l’innovation « verte » doivent prendre en compte les effets d’apprentissage (baisse des coûts et usage) entre projets au sein d’écosystèmes locaux et internationaux. Il s’agira également de définir des modalités encourageant le financement privé à prendre le relais du financement public.
  • EFV (Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Paris) : Evaluer quantitativement les politiques d’engagement des fonds climatiques, notamment en mesurant leur impact sur le bien-être, et les comportements des entreprises qui peuvent affecter leur valeur actionnariale via les préférences non-pécuniaires de leurs actionnaires.
  • INTEERface (Centre de coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement) : Etudier les mécanismes régionaux qui permettent ou entravent la construction et la régulation des circuits financiers publics pour la transition énergétique et écologique.
  • FRITE (Centre International de Recherche sur l’Environnement et le Développement) : Etudier comment un système (robuste et acceptable par l’ensemble des acteurs) « d’étiquette verte » des prêts à la rénovation énergétique basé sur des garanties publiques permettrait aux banques de plus se mobiliser sur la rénovation massive du parc de logements, en diminuant l’incertitude à laquelle elles font face sur la qualité des rénovations et les coûts de transaction dans le montage de projets.