Beoga veut agréger les échanges d’énergie de pair à pair

Print Friendly, PDF & Email
(Source : ministère de l’Environnement)

Elle n’a pas trois mois d’existence : la société Beoga a été créée en octobre dernier avec l’objectif de « développer des solutions pour les fournisseurs d’électricité afin d’accélérer la transition écologique », présente son président et cofondateur Amaury Pachurka. Plus précisément, elle compte se développer suivant deux axes. D’une part, permettre l’agrégation de ressources distribuées, que ce soient des énergies renouvelables, du stockage stationnaire, des voitures électriques… D’autre part, développer les échanges d’énergie de pair à pair. A peine créée, Beoga va déjà ...

lancer ce 17 décembre son premier projet pilote. Il sera situé dans la commune « Le Cailar », dans le Gard, et mené avec le fournisseur d’énergie Planète Oui et le gestionnaire du réseau de distribution Enedis.

Commercialisation en 2021

La jeune pousse, qui compte 5 salariés, est basée à Montpellier. Elle ne compte à son capital que des investisseurs individuels. Aucun fonds, ni entreprise, signale son président. Sur le principe, le métier de Beoga sera de s’appuyer sur des données de production et de consommation d’énergie collectées chez les particuliers. Puis de coordonner l’ensemble, aussi bien d’optimiser l’utilisation des ressources que, le cas échéant, de gérer les échanges d’énergie de pair à pair. Elle rejoindra alors l’ensemble des sociétés voulant surfer sur la vague des données dans l’énergie.

Pour l’instant, l’essentiel reste à construire. Dans la mesure du possible, Beoga compte s’appuyer sur du matériel existant, sans pour l’heure donner le nom de ses futurs partenaires. « Nous sommes encore en négociation avec plusieurs acteurs. Par exemple, il existe déjà des solutions sur le marché pour l’optimisation des projets d’autoconsommation individuelle. Nous n’allons pas les réinventer », explique Amaury Pachurka. De même, le dirigeant se dit en discussion avec des spécialistes de la recharge de voitures électriques.

La jeune société va plutôt se focaliser sur l’outil logiciel qui gérera l’ensemble des briques technologiques. Avec deux enjeux clés : assurer l’interopérabilité entre divers équipements (panneaux solaires, batteries, bornes de recharge…) et proposer une solution qui incite l’utilisateur à s’impliquer. L’objectif du projet pilote est de finaliser cet outil dans l’année qui vient. Ce 17 décembre, Beoga va ainsi organiser une première réunion publique dans le Gard afin de convaincre une poignée d’habitants de participer. Dans un premier temps, elle cherchera à tester sa solution avec du photovoltaïque et du stockage stationnaire. Au cours de l’année 2020, elle intègrera probablement une brique « mobilité électrique » à son pilote.

Son calendrier prévoit une mise en place de l’expérimentation au premier semestre 2020 puis la réalisation des essais à proprement parler au second semestre. Le but est de pouvoir proposer une offre commerciale début 2021. Beoga ne ciblera pas directement les particuliers. Elle proposera sa solution en marque blanche aux fournisseurs d’électricité pour qu’eux-mêmes bâtissent leurs propres offres.