Angers prévoit 178 M€ pour devenir une « smart city »

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(Crédit : Flickr/Philippe Put)

Ce sera le consortium mené par Engie Solutions. Après une procédure d’un an, la métropole Angers Loire a choisi parmi 4 candidats* le groupement d’entreprises chargé de concrétiser son projet de « territoire intelligent ». Outre Engie Solutions, le consortium vainqueur comprend Suez, La Poste et le groupe Vyv spécialiste de la protection sociale. Ensemble, ils décrochent un marché dont le montant pourrait ...

atteindre 178 M€ HT sur 12 ans, dont 121 M€ fermes, précise la collectivité locale. Objectif : faire de la métropole angevine une « smart city ».

66% d’économies d’énergie

Plus précisément, ce projet lancé en décembre 2018 vise 3 objectifs. D’abord, accélérer la transition écologique du territoire avec un focus sur les économies de ressources. Ensuite, améliorer et proposer de nouveaux services aux habitants. Enfin, optimiser le service public et ses coûts de fonctionnement « par la modernisation des moyens d’action et des process qui permettront d’importantes économies d’énergie ».

Concrètement, côté maîtrise des consommations, un gain de 66% sur l’éclairage public est « envisagé » d’ici 2025 « avec la pose de 3 600 capteurs et la rénovation en Led de 30 000 points lumineux ». Sur les bâtiments publics, l’objectif annoncé est une baisse de 20% de la consommation énergétique en déployant 3 560 capteurs. Le projet comprend aussi des volets sur la fluidification du trafic et du stationnement, la gestion des déchets et de l’eau. Au final, la métropole espère économiser 101 M€ sur 25 ans.

Un AMI en 2020

La solution retenue comprend un « centre de pilotage » disponible 24 h/24 et 365 j/an. Elle s’appuiera sur la plateforme d’Engie Solutions baptisée « Livin », conçue pour l’agrégation et l’exploitation des données de mesure. Il est aussi prévu un « jumeau numérique » du territoire, une sorte de maquette 3D virtuelle pour modéliser et tester des évolutions notamment sur les flux et les infrastructures.

Suez sera plus spécialement chargé des volets eau et déchets. La Poste, via sa filiale Docaposte, s’occupera du stockage des données (en lien avec VyV pour un volet du projet plutôt consacré à la santé). Des sous-traitants ont déjà été choisis : le groupe Lacroix (fournisseur d’équipements connectés) et le cabinet de conseil Onepoint. Mais un appel à manifestation d’intérêt (AMI) doit encore être lancé – a priori en 2020 – pour associer des entreprises locales au projet.

*Trois autres consortiums avaient candidaté. Ils étaient menés par Bouygues (avec Aximum), EDF (avec Citelum et Veolia) et Vinci (avec Cegelec IBDL, Orange et Saur).