Le démantèlement éolien de Plouyé n’a pas fait l’impasse sur les fondations

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(Crédit : Kallista)

La période des subventions se termine pour un nombre croissant de parcs éoliens et centrales solaires, posant la question du renouvellement et de la démolition. Des sujets abordés notamment par l’instruction du 11 juillet 2018. Mais aussi lors d’une intéressante réunion organisée le 21 mai par l’Office franco-allemand pour la transition énergétique (Ofate), dont le compte-rendu a été mis en ligne. Au chapitre des bonnes méthodes, on relève celle de Kallista Energy pour son parc de Plouyé (Finistère), mis en service en 2002 et renouvelé l’année dernière, les quatre turbines passant de 62 mètres (à l’époque des Neg-Micon danoises, devenues Vestas) à 140 mètres, le productible au quadruple, l’éloignement par rapport aux habitations augmentant aussi.

Avec son nouveau fournisseur Enercon, le producteur a pris soin ici ...

de décaisser l’entière fondation des turbines anciennes, séparer le fer du béton, reprendre les câbles et restaurer les terrains. Ce qui n’est pas rien : une semaine de travail par socle contre seulement deux jours par turbine, le temps de découper les mâts et pales en tranches entre autres. Kallista Energy annonce ici un taux de récupération de 100%, avec une partie malgré tout en combustibles pour la fibre de verre.

Dans le secteur éolien et selon France Energie Eolienne, une capacité électrique de plusieurs centaines de MW va sortir de l’obligation d’achat à partir de 2020 ; d’ici 2030, environ 1 GW de puissance installée devrait être étudié pour un éventuel repowering et donc un important surcroît de capacité (les sites sont souvent bien exposés), avec quand même un soutien par complément de revenu.

Consulter la présentation sur la démolition du parc de Kallista Energy (ici en PDF) :