Mobilité hydrogène : top départ pour Zero Emission Valley

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© Joseh Melin, Air Liquide

Le projet Zero Emission Valley (ZEV) a franchi une étape cruciale : l’ensemble des financeurs a signé début avril le protocole de financement. Avec 1 000 véhicules prévus, 20 stations de ravitaillement et 15 électrolyseurs, ce projet de mobilité hydrogène en Auvergne Rhône Alpes semble bel et bien ...

lancé. Le budget total atteint 70 M€, dont 15 M€ de la Région et 10 M€ de financement européen, via le fonds Connecting europe facility (CEF).

Passer à un rythme industriel

Ce projet est porté par la SAS Hympulsion. La Région détient 33% du capital de 22 M€, aux côtés d’Engie, de Michelin, de la CDC et du Crédit Agricole. ZEV va se concrétiser cet été. Deux premières stations hydrogène devraient être opérationnelles en août 2019, l’une à Chambéry et l’autre à Clermont-Ferrand. Elles viendront compléter les deux stations déjà construites dans la région dans le cadre du projet Hyway, à Lyon et à Grenoble.

L’objectif est de rentabiliser les investissements sous 10 ans. D’où la taille du projet et le déploiement simultané des stations et du parc de véhicules. « Nous avons voulu un projet massif pour permettre aux acteurs de la filière hydrogène d’avoir un carnet de commandes suffisant pour passer à un rythme industriel », témoignait le 2 avril Catherine Azzopardi, directrice énergie environnement au conseil régional d’Auvergne Rhône Alpes (Aura), lors d’une conférence organisée par l’Afhypac et l’association des régions de France. Il faut dire qu’Aura revendique la présence sur son territoire de 80% de la filière hydrogène française. L’équilibre économique du projet repose aussi – et surtout – sur les engagements pris par les futurs usagers. ZEV cible avant tout les flottes captives d’entreprises qui doivent s’engager à acheter un volume minimal d’hydrogène, en fonction duquel sera calculé le montant des subventions pour l’acquisition des véhicules.