GT solaire : retour en février

Print Friendly, PDF & Email
© Cohérence Energies

Le groupe de travail solaire est de retour. Une première réunion est prévue à l’Hôtel de Roquelaure le 19 février 2019 pour faire le point sur les blocages entravant la filière. La plupart des obstacles ayant déjà été identifiés, les professionnels attendent désormais des actes concrets.

Rendre effectives les conclusions du GT1

Lancé en avril 2018, le groupe de travail solaire avait réuni les syndicats professionnels, les représentants de la DGEC et de la CRE* pour ...

déterminer les mesures à adapter. Las ! Presque six mois après la fin des travaux, presque rien n’a été fait, ce qui a le don d’agacer les professionnels. « Il y a des centaines de millions d’euros d’investissement qui sont bloqués en raison du flou qui règne encore et toujours autour du tiers-investisseur », déplore Richard Loyen, délégué général d’Enerplan. Convié au nouveau GT solaire, il souhaite poursuivre ses efforts de pédagogie auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) et surtout de Bercy. « Des mesures ont été proposées et validées à l’issue du premier groupe de travail, il convient désormais de les rendre effectives avant même de parler de nouvelles mesures », insiste Richard Loyen.  

Le délégué général d’Enerplan veut avancer ses pions sur les problématiques de permitting, de l’autoconsommation collective et d’exonération de CSPE : « Ce sont des mesures qui débloqueraient nombre de projets et qui ne coûtent rien ou presque à l’Etat », indique-t-il. Un argument important alors que le gouvernement a fait déraper son budget de 10 Mds€ pour calmer la grogne sociale. Une « largesse » qui risque mécaniquement d’avoir des impacts pour d’autres secteurs, notamment ceux liés à la transition énergétique.

Autre sujet sur lequel Richard Loyen essaiera de convaincre : le relèvement du plafond du guichet unique pour les projets jusqu’à 500 kWc (contre 100 kWc) : « La question de la pertinence des appels d’offres est désormais posée. Ce sont des processus longs, complexes, qui nécessitent l’élaboration d’un cahier des charges, qui doit lui-même être approuvé par la Commission européenne. Le guichet ouvert apporterait davantage de simplicité », conclue-t-il.

* Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) – Commission de régulation de l’énergie (CRE)