Les micro-algues intéressent aussi les industriels du biogaz

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​​Un pilote de gazéification en eau supercritique au CEA (Crédit : CEA)

Les doutes persistants éprouvés par la filière gazière sur son avenir à moyen et long terme – les futurs objectifs PPE* 2028 et SNBC** 2050 – ne l’empêchent pas de mener des travaux de recherche sur le gaz de demain, à moins qu’ils ne l’incitent justement à les accélérer. L’une des pistes explorées ? Le biométhane issu de la gazéification de la biomasse liquide, c’est-à-dire de micro-algues, de boues de stations d’épuration (Step), de lisiers agricoles, de certains effluents industriels.

Chaleur et pression

Complètement différent de la méthanisation, le procédé consiste à porter la matière à un état « supercritique », entre le liquide et le gazeux, par chauffage (400 C°) et mise sous pression (221 bars). « La biomasse est alors immédiatement transformée en gaz. Puisqu’il est déjà sous pression, ce biogaz pourrait être directement injecté dans un véhicule, après avoir été épuré », explique Robert Muhlke, directeur de projet biométhane 3e génération​ chez GRTGaz. Le rendement énergétique de cette gazéification ressortirait à ...

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