Rive achète un 5e actif éolien à Nordex, en compagnie de Mirova

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(Crédit : Nordex)

Rive Private Investment et Mirova ont acquis fin mars 100% d’un projet éolien développé par le turbinier Nordex dans la Somme. D’une puissance de 60 MW, encore bénéficiaire d’un tarif d’achat, ce parc de 20 turbines entrera en service cette année. L’actif est détenu à égalité par Rive, spécialiste des investissements dans les infrastructures notamment dans les EnR et par la filiale de Natixis AM. La dette a été entièrement souscrite auprès de la banque  ...

régionale allemande HSH Nordbank, basée à Hambourg comme Nordex.

Partenariat avec Nordex

Emanation de 123 Investment Managers (ex 123 Venture, 1 Md€ sous gestion) et édifiée depuis 2013 sous joint venture avec Elyseum Investment, Rive en est à son cinquième projet éolien acheté à Nordex depuis 2015. Les fermes sont situées en Loire-Atlantique, dans le Nord et en région beauceronne. Depuis longtemps, le turbinier allemand développe en effet des projets puis les revend, ce qui est une manière à sécuriser ensuite ses commandes de turbines et l’O&M. Nordex figurait en tête des lauréats de l’appel d’offres en France de décembre dernier avec 100 MW attribués.

Pour sa part, Rive sera à la fin de l’année détenteur d’un portefeuille éolien en production de 110 MW en France – d’autres parcs sont détenus en Europe, notamment en Espagne. L’investisseur est également présent dans le solaire, la biomasse, le biogaz et l’hydroélectricité alpine. De futures acquisitions sont tout à fait possibles en fonds propres, selon les opportunités, fait remarquer Jocelyn Dioux, directeur d’investissement de Rive. Sa société gère un portefeuille d’investissements total de 1,4 Md€ (equity + dette) dont 1,1 Md€ dans les EnR (600 M€ dans l’éolien).

La dette obligataire comme fer de lance

Cela dit, pour l’heure, c’est une autre classe d’actifs qui mobilise la société : « nous sommes focalisés sur notre fonds mezzanine Quartz, qui vise un closing final à 150 M€. » L’équipe de Rive est en effet active dans la dette mezzanine corporate ou infra (notamment EnR) depuis une bonne décennie (autour de 50 opérations pour un investissement cumulé supérieur à 250 M€) et veut continuer à profiter d’une forte demande des développeurs. Un constat que font aussi les concurrents de Rive tels que RGreen Invest  ou Eiffel Investment Group. En France mais aussi dans plusieurs pays européens, nombre de développeurs souhaitent conserver leurs projets après les autorisations ou le raccordement. Rive vient de recruter à cette fin des collaborateurs à Hambourg et Madrid.