Solaire : bientôt le premier appel d’offres, la filière dubitative

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Très critiqué par les professionnels, le processus des appels d’offres dans le solaire pour les centrales de plus de 100 kW (soit plus de 1 000 m2 de panneaux photovoltaïques) se met lentement en place. Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, a apporté lundi dans « Le Figaro » quelques précisions sur le calendrier.

Deux catégories d’appels d’offres sont prévues : des appels d’offres simplifiés pour les installations moyennes de 100 à 250 kW (1 000 à 2 500 m2) pour lesquelles le prix sera le principal critère de sélection et des appels d’offres pour les grandes installations de plus de 250 kW (plus de 2 500 m2) avec différents critères de sélection : le prix mais aussi le projet industriel ou encore l’environnement (installation des panneaux sur des friches industrielles, recyclage des panneaux…)

Pour la première catégorie, le premier appel à projets pour 120 MW devrait être publié le 1er août prochain, après l’avis de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) attendu pour le 26 juillet. Les résultats seront connus avant les résultats de l’élection présidentielle, a précisé la ministre. Six autres appels à projets suivront, portant chacun sur 30 MW, au rythme d’un par trimestre.

Pour la seconde catégorie, le gouvernement prévoit au total 450 MW, à répartir entre plusieurs technologies : photovoltaïque à concentration, solaire thermodynamique, centrales avec des trackers…

Pas d’effet à court terme dans les carnets de commandes

Nathalie Kosciusko-Morizet estime ainsi donner « de la visibilité à la filière pour les années qui viennent » et assure que le système ne changera plus. Elle veut d’ailleurs « passer un nouveau contrat de confiance avec l’industrie solaire en France ». Un message qui ne passe pas vraiment auprès des professionnels. Le collectif « Touche pas à mon panneau solaire » s’est ainsi déclaré « indigné » par les propos de la ministre sur « une prétendue relance du photovoltaïque ».

Les industriels constatent que l’effet du premier appel d’offres ne sera pas visible dans les carnets de commandes avant mi-2012. Une échéance bien lointaine alors que le marché solaire français tourne au ralenti depuis le moratoire imposé par le gouvernement en décembre 2010. Beaucoup de PME sont aujourd’hui dans une situation difficile : certaines ont commencé à réduire leurs effectifs (Sunnco, Emix…), d’autres cherchent une planche de salut du côté d’autres énergies renouvelables comme le biogaz (Vuelto, Inovasol…) ou à l’international (Fonroche, Evasol…).

 

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2 COMMENTS

  1. J’aime bien le lapsus calami : « installation des panneaux sur des riches industrielles » !
    Laurent, ton inconscient te trahit !

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