Les électriciens européens visent le zéro CO2

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eurelectric-okLes compagnies d’électricité européennes, dont beaucoup sont déjà des poids lourds mondiaux des énergies renouvelables,  se sont engagées à devenir neutres en carbone en 2050. Comment ? Elles vont réduire considérablement leurs émissions de CO2 et compenser celles qu’elles ne pourraient éliminer.

L’engagement a été pris cette semaine par Eurelectric, qui regroupe 61 compagnies d’électricité des 27 pays membres, dont les allemands E.On et RWE, l’espagnole Iberdrola, ou encore le français EDF et l’italienne Enel.

Ses membres produisent 2.500 térawatts-heure par an, soit 70% de la production d »électricité européenne.

Mais l’objectif coûtera cher : Eurelectric estime que les compagnies européennes ont besoin de 1.800 milliards d’euros d’investissement pour remplacer les centrales anciennes, moderniser les réseaux de transmissions électriques, accroître la production pour répondre à la demande en hausse et remplir ces objectifs environnementaux.

Ses membres demandent à l’UE de soutenir la recherche en technologies de capture du carbone ainsi que le déploiement de flottes de voitures électriques – un marché potentiel géant pour les compagnies.

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3 COMMENTS

  1. Alors que c’est dans les trois ou quatre années qui viennent qu’il faudrait drastiquement réduire notre consommation des combustibles fossiles sous peine de rendre la catastrophe irréversible, les lobbyes de l’énergie sale nous parlent de 2050 et usent de tous les alibis, en particulier de l’imposture de la CSC, pour continuer à polluer impunément. Business as usual…

  2. Il est quelque peu dérangeant que ces groupes, parmis les plus gros dans le monde, sollicitent les pouvoirs publics et l’UE pour des fonds afin de soutenir leurs investissments, tandis que les plus petites sociétés, présentant souvent des idées innovantes et porteuses de ouvelles technologies peinent à trouver le financement que leur taille ne permet pas d’obtenir des pouvoirs publics. Quand on lit par ailleurs dans un de vos articles que le projet de construction du plus grand site de production de panneu de silices risque de ne pas se réaliser en raison d’une absence de fonds pour y investir bien que des grands groupes sont associés à ce projet, on se demande s’il existe véritablement une envie de promouvoir t de se tourner ves ces sources d’énergie renouvelables.

    Maintenant, l’Etat français a déjà mis – avec l’Etat français on ne sait jamais ce qui est fait, ce qui est en gestation et ce qui ne l’est pas – ou s’est engagé à mettre en place un fonds pour aider à la recherche et qu’on entend dire « qu’on attend la soumission de projets pour pouvoir débloquer des fonds », il y a là comme un malaise. Soit il n’y a pas assez de projets innovants, ce que j’ai du mal à croire, soit les sociétés sont mal conseillées et ne savent pas comment faire pour solliciter les financements publics disponibles….

    Jacques

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