Les échos de Time to Change [2e journée]

(c) – Jacopo Landi

Une sélection d’informations sur les investisseurs et entrepreneurs de la transition énergétique et écologique collectées lors de la seconde journée du Forum Time to Change 4e édition. Il est organisé par l’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i), GreenUnivers et Option Finance les 25 & 26 mars 2025 à Deauville (Calvados).

  • Karine Vernier est confiante quant à la réussite de la levée de fonds de Holosolis. Mais la dirigeante de InnoEnergy constate que le processus est long et ardu, cela en partie en raison de l’instabilité politique en France. Laquelle retarde la mise en place d’un cadre réglementaire et financier favorable aux panneaux solaires fabriqués en Europe.

  • Développeur et financeur de centrales de chaleur renouvelable, Kyotherm (Infravia et Andera Partners) investit plus de 5 M€ dans un projet de 10 MW de stockage thermique d’électricité solaire « fatale » près de Budapest en Hongrie. Basé sur des résistances chauffant des sels fondus pour produire de la vapeur, ce projet en construction bénéficie d’un contrat d’achat privé de 15 ans. La prise de risque réside dans les prévisions d’évolution des prix de l’électricité, du gaz et du CO2 sur longue période, indique Arnaud Susplugas, fondateur de Kyotherm.

  • RGreen Invest entamera en 2026 un cycle de cession d’actifs, prévoit Nicolas Rochon. Ce financeur pionnier de la transition énergétique est parvenu en un peu plus de dix ans à gérér 2,5 Mds€ d’actifs dont nombre de plateformes que le fondateur estime être parvenues à maturité…

  • …En parallèle, RGreen Invest continue à investir en Europe, en particulier là où les mix énergétiques sont carbonés et les prix de l’énergie élevés, favorisant les modèles sans subvention ; par exemple en Roumanie et Bulgarie avec Renalfa, développeur de centrales solaires avec stockage bénéficiant d’un prix de revient autour de 30 à 35€/MWh, alors que le prix de revente varie entre 80 et 120€. RGreen Invest est aussi à la manœuvre dans le biométhane avec Belenergia situé en Italie, pour des projets de taille moyenne et où il investit environ 100 M€.

  • Demeter lance un nouveau fonds dédié à l’énergie, à l’agriculture et aux éventuelles synergies entre les deux. Sa taille cible est de 120 M€ avec un premier closing attendu à 50 ou 60 M€, détaille Eric Marty, managing partner de la société de gestion. L’agrivoltaïsme figure parmi ses centres d’intérêt.

  • « Le financement des petits réacteurs nucléaires est plus simple cette année qu’en 2024″, constate François Lépinette, directeur industriel et de la chaîne d’approvisionnement de Naarea. Quelque 80 M€ ont été levés lors de la collecte actuelle de ce développeur français ; il vise maintenant entre 175 M€ et 250 M€ – contre 150 M€ auparavant – et pour cette année, en espérant une mise de fonds publics pour stimuler l’intérêt des investisseurs privés. François Lépinette confirme prévoir un prototype pour 2030, un premier de série pour 2030 et la production en série en 2034.

  • Le prix de la start-up Time to Change 2025 a été décerné à Lilaea. Basée à Saint-Quentin, la jeune pousse, née il y a quatre ans, a développé un panel de solutions pour la gestion durable de l’eau. En particulier, une station de surveillance qui réalise le suivi de la qualité de l’eau, le diagnostic et le bilan de santé des écosystèmes aquatiques tels que les bases de loisir ou les pêcheries, explique Elodie Géba, cofondatrice de Lilaea. Autonome et équipée de capteurs, la station est dotée également d’un système d’alerte en cas de perturbation en milieux aquatiques. S’adressant aux collectivités comme aux entreprises – dont depuis décembre, via un contrat-cadre, avec Veolia – Lilaea commercialise déjà sa solution dans des agglomérations des Hauts-de-France.
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