ADP attribue son CPPA à Urbasolar et Gazel Energie

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(c) Urbasolar

Six mois après avoir bouclé son appel d’offres, Aéroports de Paris (ADP) a fait son choix pour son CPPA (corporate power purchase agreement) : ce sera Urbasolar accompagné par Gazel Energie (ex-Uniper), lequel est lauréat du lot de fourniture d’énergie et responsabilité d’équilibre pour Paris-Charles de Gaulle, Orly et Le Bourget. Il approvisionnait déjà ADP auparavant. Une information ...

parue au Journal officiel européen le 21 janvier et publiée hier par la lettre Europ’énergies. Le contrat de trois ans renouvelable prévoit un volume de plus de 500 GWh annuels fournis par Gazel Energie ; 10% proviendront de trois centrales solaires à construire par le développeur solaire montpelliérain, désormais filiale de l’énergéticien suisse Axpo, pour une capacité de production proche de 40 MW. Ce CPPA constituait le lot numéro deux de l’appel d’offres de l’infrastructure aéroportuaire, conseillée en la matière par Capgemini.

« Une durée de 12 à 21 ans »

Tourné vers une capacité EnR additionnelle et non le rachat de la production de parcs existants sortis des subventions, ce CPPA est sous cet aspect proche de celui conclu par la SNCF avec Voltalia. Mais ici, le contrat couvre aussi l’articulation entre la production solaire intermittente et la fourniture d’électricité globale, ce qui signifie que le CPPA est inclus dans la fourniture globale d’électricité 24/24 de Gazel Energie. Les titulaires des 2 lots sont liés par une convention de groupement solidaire courant pour la durée des prestations. Le CPPA est conclu pour « une durée ferme de 12 ans », mais il est « renouvelable une 1re fois pour une durée de 3 ans, une 2e fois pour une durée de 3 ans et une 3e fois pour une durée de 3 ans » ; la production solaire bénéficie d’une clause ainsi rédigée : « une partie de l’électricité fournie sera issue d’un ou plusieurs parcs de production d’énergie renouvelable avec lesquels Aéroports de Paris contractualisera directement pour une durée de 12 à 21 ans. »

La RATP se prépare

Le prix de l’énergie n’est pas communiqué, pas plus que son évolution. ADP ne s’interdit pas un approvisionnement total en électricité verte, par l’intermédiaire de garanties d’origine, mais cet aspect n’est pas évoqué pour l’instant. Les 90% d’électricité hors CPPA restent pour le moment fournis par le mix électrique français, nucléaire, fossiles et hydro pour l’essentiel.

Il reste aussi à connaître la localisation exacte des futures centrales solaires, qui est déjà déterminée, de même que leur calendrier de mise en service et le recours ou non aux terrains agricoles inaccessibles d’habitude, du fait des critères des cahiers des charges des appels d’offres de la Direction générale de l’énergie et du climat.

De plus en plus répandus dans le monde (19,5 GW en 2019, + 43%), les contrats d’achat d’énergie et d’électricité d’origine renouvelable mettent du temps à émerger dans l’Hexagone, à cause des faibles volumes encore disponibles, du bas prix d’une électricité déjà bas carbone, de la prudence des banques. Mais nombre d’entreprises s’y intéressent et consultent en ce moment. Les secteurs les plus motivés ? Le transport et la logistique (La Poste notamment), la grande distribution, les banques et les assureurs, les exploitants de datacenters et même certaines entreprises de taille moyenne. Dans les transports en commun, après la SNCF, c’est au tour de la RATP de s’intéresser au sujet. Comme ADP en juillet dernier, la régie est entrée dans la deuxième phase de sa consultation, c’est-à-dire dans la préparation de l’appel d’offres.