Climat : le classement exclusif des performances des Etats

Les bonnes et les mauvaises surprises du palmarès

Les bonnes surprises du classement

Autriche (1er rang)
Si l’Autriche parvient à décrocher la première place du palmarès, devant des pays comme l’Islande, la Finlande et le Danemark, c’est qu’elle performe bien ou très bien dans quasiment tous les critères. Il faut dire que son électricité provient des énergies renouvelables pour plus des trois quarts, un record dans l’UE.
Allemagne (2e rang)
Le pays doit, certes, renforcer ses efforts pour rendre plus crédible ses engagements en matière d’émissions d’ici à 2030 (il est 16e /23). Mais ses bonnes performances sur les autres critères – un score maximal sur l’adaptation, et l’un des plus élevés sur le soutien aux pays en développement – le propulse à la 2e place du classement.
Espagne (5e rang)
Le pays est certes moins performant que l’Islande et le Danemark sur ses émissions actuelles (il est 13e/23). Mais ses bons scores sur les autres critères lui permettent de se hisser dans le top du palmarès (5e), loin devant la France (9e). Le résultat d’une politique centrée sur les énergies renouvelables, qui représentent désormais la moitié de sa production d’électricité.

Les mauvaises surprises du classement

Islande (8e rang)
Le pays a beau être numéro un sur les émissions, et un leader mondial des énergies renouvelables, ses piètres performances sur les autres promesses le font plonger dans le classement. Il est notamment dernier sur la transparence multilatérale, qui permet de faire savoir à la communauté internationale ce qui est fait, et l’un des pires pour le soutien apporté aux pays en développement.
Finlande (12e rang)
Le pays affiche, certes, d’excellentes performances sur les critères du « net zéro », qui évalue l'ambition et l'exhaustivité de l'engagement d'un pays à atteindre cet objectif, et de l’adaptation, pour lesquels il obtient un score maximal. Mais il est très mal classé sur la question des émissions projetées d’ici à 2030 (20e/23), et sur le soutien apporté aux pays en développement (18e / 23).
États-Unis (23e et dernier rang)
Le dernière place du classement peut paraître surprenante après l’ambitieux plan climat annoncé par le président américain Joe Biden en avril 2022, à mi-mandat. Mais il est encore trop tôt pour en voir les effets. Cela dit, les États-Unis ont, pus que les autres, du mal à tenir leurs promesses en faveur du climat : le pays est dernier ou presque sur 4 des 6 critères.
Sandrine Trouvelot

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