Événement

À propos

  • Organisé par Andera Partners et GreenUnivers, le Prix des Femmes de la Transition Energétique a vocation à récompenser tous les ans les femmes qui, par leurs actions et leurs accomplissements au cours de l’année écoulée, ont eu un impact significatif dans le secteur de la transition énergétique (énergies renouvelables, efficacité énergétique, mobilité durable…).
  • Le prix se décompose en six catégories :

    ⋆ Secteur public
  • ⋆ Secteur privé
  • ⋆ Monde associatif
  • ⋆ Financement
  • ⋆ Innovation
  • ❤️ Coup de cœur du jury.
  • ✨ APPEL A CANDIDATURES ✨
  • Vous pouvez proposer une ou plusieurs candidates en remplissant le formulaire ci-contre jusqu'au 9 février 2025 (un formulaire par candidature).
  • Merci de bien expliquer les raisons justifiant la(les) candidatures(s).
  • Les candidatures seront transmises au jury qui choisira les lauréates. Le palmarès 2025 sera publié par GreenUnivers le 7 mars prochain, diffusée via les réseaux sociaux et une remise des prix sera organisée avec les lauréates.

Paroles d'anciennes lauréates

L'édition 2025 du Prix des femmes de la transition énergétique sera lancée en janvier prochain. Que pensent les anciennes lauréates de l’évolution de la place des femmes ? Nous avons donné la parole à quelques-unes d’entre elles.

Priska Sarraméa

Lauréate 2024

“Les femmes de la filière doivent valoriser les raisons de leur engagement”
  • Une équipe 100% féminine qui ne travaille - presque - qu'avec des hommes ! C'est le constat de Priska Sarraméa, déléguée générale de Synergie Renouvelable, le fonds de dotation de la filière des énergies renouvelables. Car même si l’association a intégré des personnalités féminines au sein de son comité, "la majorité des présidents et directeurs d'entreprises restent des hommes, comme dans beaucoup de secteurs", poursuit Priska Sarraméa.
  • A l’inverse, Priska Sarraméa peine à recruter des hommes. Ils seraient moins attirés par la philanthropie, perçue comme "moins performante", bien que les objectifs d'investissement y soient identiques à ceux des entreprises. En revanche, les effectifs de ses partenaires pour la communication et l’événementiel sont principalement féminins.
  • Pour la déléguée générale, il est crucial de valoriser le secteur des énergies renouvelables, encore perçu comme un marché de niche. "Les personnes intéressées par l’environnement préfèrent souvent les métiers de la préservation", estime-t-elle. Pour rendre la transition énergétique plus accessible aux femmes, il faudrait aller plus loin que le simple témoignage : "les salariées de cette filière doivent expliquer les raisons de leur engagement dans l'énergie, clame-t-elle. D’autant que le secteur recrute !”

Myriam Maestroni

Lauréate 2022

Donner du sens pour encourager l'émergence d'une nouvelle génération
  • Myriam Maestroni a commencé sa carrière dans le pétrole et le gaz dans les années 90, avant de prendre la tête de Primagaz puis de créer la société Economie d’Energie, revendue au groupe La Poste en 2021. Aujourd’hui présidente de la fondation E5T et cofondatrice de la jeune société Deesco dédiée à la digitalisation de l’efficacité énergétique, elle a longtemps été l’une des rares dirigeantes du secteur.
  • Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pour elle, l'essor des femmes dans l'énergie est lié à l'émergence du développement durable, qui a transformé les relations entre l'humain et l'environnement. « C’est à ce moment-là que les femmes ont pu s’imposer professionnellement et offrir une vision différente », explique cette battante qui fourmille d’idées.
  • La parité n’est cependant pas encore atteinte, notamment dans les postes de direction. Certaines entreprises réussissent malgré tout à créer des environnements équilibrés entre hommes et femmes, comme elle s’était employée à le faire au sein d’Economie d’Energie.
  • « Nous sommes désormais dans une nouvelle étape », estime Myriam Maestroni. Bien que des progrès aient été réalisés grâce à la législation, elle reste sceptique quant à l’idée que la simple conformité suffise à changer les mentalités. Pour cela, il est nécessaire de faire évoluer les “intangibles” profondément ancrés, de « donner du sens et de l’envie, en proposant une vision du secteur qui entraîne une nouvelle génération de femmes et d’hommes”, capables de mieux coopérer.

Hélène Gelas

Lauréate 2019

"L'autocensure freine encore certaines femmes"
  • Pour cette avocate spécialiste des énergies renouvelables, associée du cabinet Jeantet, “rendre les femmes visibles dans la transition” demeure une priorité. Un défi d’autant plus pertinent que le secteur est en constante évolution, avec des thématiques nouvelles comme le stockage, l’hydrogène…
  • Du côté des opérateurs, la présence féminine est notable. “Il y en a toujours eu beaucoup, notamment parmi les chargés de projets”, un métier naturellement orienté vers le contact humain. Mais comme dans de nombreux autres secteurs, la présence des femmes reste limitée dans les équipes techniques.
  • Et quand on grimpe dans la hiérarchie ? La réponse est plus nuancée. Si quelques femmes occupent des postes de direction, Hélène Gelas reconnaît qu’elles restent insuffisantes. “Des femmes à des postes élevés, il y en a, mais pas assez”, insiste-t-elle.
  • “Les dirigeants doivent persévérer dans leurs efforts pour recruter des femmes, mener des actions positives et repenser la manière dont leurs offres sont rédigées, estime-t-elle. Il faut aussi agir contre l'autocensure qui freine encore certaines personnes. Il est nécessaire de continuer à aller les chercher”.

Cécile Farineau

Lauréate 2020

Sur le terrain, les préjugés ont encore la vie dure
  • Directrice du développement d’Inthy, une société spécialisée dans la décarbonation de la mobilité lourde, après plus de dix ans chez Eurowatt, Cécile Farineau est une experte du développement des énergies renouvelables. “Chef de projet, c’est un métier dans lequel on retrouve une certaine mixité aujourd’hui”, affirme cette ingénieure diplômée de l’Université de technologie de Compiègne. Une chose est sûre, les recruteurs n’ont pas besoin d’aller chercher des profils féminins, ils sont déjà nombreux. “Parfois certains pensent qu’il s’agit d’un poste administratif, alors que c'est tout le contraire : le rôle est celui d’un chef d’orchestre”, poursuit Cécile Farineau.
  • Mais sur le terrain, loin des bureaux, les préjugés ont parfois la vie dure. “Les femmes subissent encore beaucoup de stéréotypes de la part d’acteurs locaux”. Les professionnelles derrière les grands projets solaires ou éoliens doivent “prouver leur légitimité”, contrairement à leurs homologues masculins. La directrice du développement pointe du doigt “l’environnement très conservateur”.
  • Surtout, pour elle, le secteur assez féminisé des renouvelables pourrait n’être qu'une petite bulle au sein du monde de l’énergie. Lors de certains salons, notamment sur l'hydrogène, “j'ai été choquée du manque de représentation féminine aussi bien sur les stands que dans les tables rondes”, se remémore Cécile Farineau.

Michèle Pappalardo

Lauréate 2018

Le développement durable a toujours intéressé les femmes !
  • Ancienne directrice de cabinet des ministres de l’Environnement Michel Barnier (1993-85) puis quelques années plus tard Nicolas Hulot (2017), mais aussi présidente de l’Ademe de 2003 à 2008, Michèle Pappalardo a joué un rôle de premier plan dans le verdissement des politiques publiques.
  • Au fil de sa carrière, l’énarque a observé l’évolution du secteur avec un regard averti, et notamment la place occupée par les femmes. "J’ai toujours beaucoup travaillé avec des consœurs, nous nous demandions même au début si le développement durable n’était pas un sujet féminin tant elles étaient nombreuses !" confie-t-elle.
  • Ce qui fait qu'aujourd'hui, elle se réjouit de la présence plus importante... des hommes ! "Un élément positif” à ses yeux car cela veut dire que le sujet intéresse désormais tout le monde. Michèle Pappalardo reconnaît toutefois que les femmes restent sans doute moins nombreuses que leurs homologues masculins dans les directions d'entreprises et aux postes techniques. "C’est le reflet de la société dans son ensemble", estime celle qui préside aujourd’hui le comité du label ISR et se mobilise sur l’adaptation au changement climatique.