Nicolas Wolff rejoint Ze Energy

Nicolas Wolff @Ze Energy

Nicolas Wolff prend la direction de Ze Energy, succédant à Mathieu Lassagne, cofondateur en 2019 de ce pionnier de l’hybridation solaire et stockage par batteries. L’ancien directeur général délégué de Solairedirect reste actionnaire mais quitte ses fonctions opérationnelles et va « prendre ...

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du temps pour réfléchir à la suite », indique-t-il à GreenUnivers.

Croissance et rentabilité

Nicolas Wolff, jusqu’ici dirigeant dans de grandes sociétés, a pour mission d’industrialiser une encore jeune entreprise prometteuse et de lui faire gagner de l’argent le plus vite possible : « j’arrive pour organiser le passage à l’échelle industrielle, dans une entreprise dotée de compétences et solutions technologiques innovantes sur un marché en évolution rapide, même si le modèle économique n’y est pas encore totalement abouti », explique-t-il. Il vient pour ce faire de quitter Boralex, opérateur canadien de l’éolien terrestre, dont il a dirigé les activités françaises et britanniques pendant six ans. Son équipe a porté l’infrastructure dans l’Hexagone à 1 500 MW contre 900 MW en 2019, non sans devoir batailler sur le terrain.

Boralex est devenu un des premiers producteurs et développeurs éoliens français mais a aussi amorcé sa diversification dans le photovoltaïque. Avant Boralex, Nicolas Wolff évoluait chez Vestas, pour les marchés français et sud-européens notamment. Il était alors l’un des spécialistes français de l’industrie éolienne. Son recrutement par Boralex, alors que les manufacturiers chinois commençaient à monter en puissance, n’était pas passé inaperçu. Son arrivée aux commandes d’un développeur de projets solaires pilotables est notable, au moment où les réseaux doivent intégrer une part croissante de renouvelables électriques mais où l’éolien terrestre peine par ailleurs à concrétiser ses parcs.

Stand alone et hybridation

Ce professionnel à l’expérience internationale et à l’esprit business anglo-saxon – il s’efforce depuis longtemps de positionner l’électricité comme un produit compétitif, a une réputation de fonceur et défricheur, ce qui correspond aux besoins de Ze Energy, une équipe de 50 personnes qui ont bien anticipé sur le besoin de stockage et de services au réseau. L’entreprise détenue désormais en majorité par les fonds Marguerite et Amundi, depuis la levée de fonds de 54 M€ en 2024, mais aussi par Demeter et Sorégies, veut croître sur trois marchés, en France plutôt dans les services réseaux, en Italie avec des batteries en stand alone et en Allemagne où des acquisitions sont à l’étude. Elle vient par exemple d’obtenir un projet de stockage de 98,5MW / 832 MWh en Italie, dans le cadre de l’appel d’offres MACSE. 

Nicolas Wolff doit aussi amener rapidement vers la profitabilité cette entreprise qui a levé environ 100 M€ depuis son lancement, si possible dès cette année. Un directeur financier vient d’être recruté, de même qu’un directeur du développement en France.  

L’infrastructure en service ou en construction de Ze Energy atteint 115 MW solaires dont 77 MW dans les Landes et 127 MW de stockage. Sa réserve de projets annoncée évolue autour de 1 GW photovoltaïque et 400 MW de batteries.

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