[Compte rendu] Entre le brouillard réglementaire, la fin des aides, le retard d’électrification et autres sujets épineux du moment, le marché des énergies renouvelables (EnR) serait-il à un point de bascule ? « Le secteur avait démarré avec l’objectif de créer des moyens de production, sans se poser de question de l’offtake et avec des mécanismes de subventionnement massif. Vingt ans après, il y a une frustration, en particulier en France, de ne pas avoir réussi à faire émerger de filière industrielle, ce qui crée un débat sur les subventions nourri par le sujet des prix négatifs », lance Alexis Broders, managing partner de RGreen Invest. Mais pour le dirigeant de cette société de gestion pionnière dans la transition énergétique, les subventions ne sont plus un sujet, puisque « les modèles économiques sont nombreux pour amener l’électron EnR désormais très compétitif jusqu’au consommateur, de façon centralisée ou décentralisée », estime le dirigeant, intervenu lors de la 11ème conférence sur le financement des infrastructures d’EnR, organisée le 8 juillet à Paris par GreenUnivers.

Des produits structurés, de la complexité
« Il y a quand-même une filière, qui s’est construite non pas à partir de grandes utilities mais via des entrepreneurs indépendants », tempère Christine Delamarre, directrice générale adjointe de Crédit Agricole Transitions & Energies (CATE). « Ces entreprises ont grandi grâce aux subventions et l’électron ‘facile’ : on ne se posait pas la question de la consommation », constate la dirigeante pour qui la bascule se situe dans ...
Accédez à l'article complet
GreenUnivers, le média des professionnels de la transition énergétique.
Je m'abonne- Une veille quotidienne de l'actualité
- Des baromètres et data exclusifs depuis 2008
- Des invitations à nos conférences
Déjà abonné ?
Je me connecte

