Une nouvelle ère paraît s’ouvrir pour les acteurs des énergies renouvelables et les investisseurs, celle de la maturité. La course aux mégawatts s’essouffle, freinée entre autres par les contraintes du réseau et les prix négatifs sur le marché de gros. L’exploitation des centrales et la valorisation des électrons semblent destinés à prendre une place prépondérante dans les modèles d’affaires, pour assurer que l’électricité verte ne soit pas perdue et garder la confiance des actionnaires, fragilisée. Adapter la production à la consommation devient primordiale, surtout dans un moment où la politique livre peu de certitudes sur l’avenir.
Les participants à la 11e conférence sur le financement des infrastructures EnR de GreenUnivers, organisée le 8 juillet à Paris, ont mis en lumière les nouvelles solutions, les entreprises qui les portent, leurs avantages et inconvénients et les défis de la filière. Malgré un contexte macroéconomique complexe, le financement des infrastructures reste intéressant pour les gestionnaires d’actifs, ont assuré plusieurs financiers. Mais les conditions se « normalisent » et de nouvelles approches peuvent se révéler nécessaires, s’éloignant du monde traditionnel des infrastructures.
Retrouvez ci-dessous les comptes rendus des tables rondes et interventions d’experts :
- Comment passer d’un électron injecté à un électron piloté ?
- Taux, liquidités, marges… : les conditions de financement restent favorables aux EnR
- Comment Apex Energies a levé 350 M€ de dette pour ses centrales solaires
- Entre Etat et marchés, l’électricité renouvelable en quête de modèles hybrides
- Celsius Energy fonce dans la géothermie américaine
- Stockage : RTE veut diviser l’Hexagone en trois zones
- L’autoconsommation est « un autre état d’esprit » [Sylvie Perrin]
- Dans les EnR, la Chine construit, les USA reculent, la France débat [EY]


