
Equans, filiale de services énergétiques du groupe Bouygues, rachetée à Engie pour 6,1 Mds€ en 2021 explore l’intelligence artificielle (IA) dans ses métiers. Grâce à l’IA, l’entreprise se dit capable de réduire le taux de rebut des panneaux solaires de [restrict-content] 15 à 30% et d’offrir une traçabilité complète des anomalies.
Pour ce faire, l’entreprise déploie une intelligence pour détecter les défauts sur les panneaux solaires, comme des fissures invisibles à l’œil nu, à la fois en sortie d’usine et sur site.
Application en usine et sur site
Comment cela fonctionne ? “En usine, c’est très simple : vous avez des caméras positionnées à des endroits clés sur la chaîne de production qui vérifient s’il y a des défauts”, explique précise Raphaël Contamin, directeur d’Equans Digital, à GreenUnivers. De cette façon, l’entreprise se dit capable d’inspecter 40 unités (panneaux solaires) par seconde. La technique est réplicable dans d’autres industries (automobile par exemple) moyennant des ajustements, mais sans déploiement de nouvelles infrastructures importantes, précise Raphaël Contamin. Sur les centrales, une autre IA permet à Equans de mieux analyser les photographies fournies par le drone d’inspection des panneaux solaires, pour mieux détecter les défauts.
La technologie a déjà été utilisée par Neoen sur plusieurs sites solaires en France, en Suède et en Australie, précise Equans. En Grande-Bretagne, l’entreprise travaille sur des sites avec l’investisseur Bluefield Partner et le développeur Low Carbon. En usine, l’IA a été testée aux Etats-Unis via Indicon, la filiale américaine d’Equans.
La technologie est encore perfectible, reconnaît l’entreprise. Par exemple, elle ne fonctionne pas encore sur les panneaux photovoltaïques souples. [/restrict-content]

