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L’un des projets d’autoconsommation de la Communauté des communes du Montreuillois © Cohérence Energies

Longtemps poussif, le marché de l’autoconsommation prend des couleurs et atteint désormais une dimension significative, avec le cap de 1 GW installé désormais franchi en France. Les niveaux des prix de l’énergie sur le marché de gros le rendent de plus en plus attractif, changeant l’équation économique des projets. Les chiffres montrent clairement ce regain d’intérêt et le gouvernement s’y intéresse, avec des mesures annoncées dans la future loi d’accélération des EnR L’avenir n’a jamais semblé plus rose.

Les entreprises du secteur veulent surfer sur la vague ou la rejoindre. Les offres s’adaptent et se musclent pour mieux répondre aux tendances récentes, qu’elles soient du côté des particuliers ou des entreprises.

Les projets d’autoconsommation collective rencontrent plus de difficultés à sortir de terre et ne pourront probablement pas se passer des subventions. Ils se heurtent à plusieurs niveaux de complexité, bureaucratique et financière, à fur et à mesure que leur dimension augmente. Leur nombre reste réduit, même si une accélération s’est aussi produite ces deux dernières années. L’avancée de l’autoconsommation représente aussi un casse-tête pour les opérateurs du réseau électrique, contraint de s’adapter à l’arrivée de milliers de petites centrales de production d’électricité.

Mais le soutien public peine à contribuer de manière efficace, surtout pour faire émerger des projets de grande taille. Malgré différents appels d’offres lancés aux cours des années, leur portée s’est avérée limitée, au point de pousser la CRE à s’interroger sur leur utilité. La pause de réflexion prise par le ministère en 2019 n’a pas donné les effets espérés.

Bien que lancé, le marché de l’autoconsommation n’est pas sans risques. Quels effets peuvent avoir l’inflation et la hausse des coûts des matières premières ? Le marché hyper-concentré de la production des panneaux solaires peut mettre en risque la filière. Les entreprises et les particuliers peuvent aussi hésiter à investir dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat.

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