Un « intérêt public supérieur » attribué aux énergies renouvelables ?

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@WPD

« La bonne réponse au choc énergétique que nous connaissons aujourd’hui, c’est l’indépendance énergétique totale de la France et de l’Union européenne dans les dix années qui viennent », a déclaré hier Bruno Le Maire en ouverture d’une conférence sur l’autonomie énergétique. Le choc énergétique que décuple la guerre en Ukraine incite l’exécutif à examiner des parades inédites comme la réforme du marché européen de l’électricité ou à ressusciter l’idée de flécher les recettes fiscales des énergies fossiles vers le soutien aux décarbonées, une rupture par rapport au dogme assumée par le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance.

En ajoutant l’impératif géopolitique à l’exigence climatique, la crise actuelle pourrait conférer une importance nouvelle à la sobriété énergétique et aux énergies produites sur le continent. C’est-à-dire la chaleur renouvelable – la biomasse et les déchets pour la combustion, la méthanisation, la géothermie… – et l’électricité nucléaire et renouvelable – l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire… 

« Un intérêt de sécurité publique »

Il y a néanmoins un problème. En France, les ...

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