Chaleur EnR : Séché et des industriels de la chimie font cause commune

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(c) JP Pié

Reportage à Salaise-sur-Sanne (Isère)*
De la vapeur industrielle de récupération à la place des calories fournies par une centrale à charbon. Au sud de la vallée de la chimie lyonnaise, à Salaise-sur-Sanne (Isère), 15 entreprises réduisent un peu plus leur consommation de chaleur carbonée. Elles importent les nouvelles calories fournies par Trédi, une usine de traitement de leurs déchets propriété du groupe Séché Environnement depuis 2002.

Jusqu‘à fin 2020, ce centre leur fournissait en retour 200 000 tonnes de vapeur 24/24 issue de ses incinérateurs, soit 1/6e de leurs besoins annuels de 1,2 million de tonnes. Une chaudière biomasse propose par ailleurs une capacité de 240 000 tonnes. Mais le taux d’EnR&R (énergies renouvelables et de récupération) de ce réseau restait inférieur à 50%.

Les calories à la place des électrons

A l’occasion de la révision pour mise en conformité d’une de leurs deux centrales à charbon, ces 15 industriels réunis au sein du GIE Osiris se sont mis d’accord en 2018 avec Séché pour que la troisième et dernière grosse chaudière des incinérateurs cesse la cogénération électrique, se convertisse à la chaleur intégrale et se substitue à leur unité à charbon. En clair, au lieu de turbiner la vapeur pour alimenter le réseau électrique – avec un faible rendement, estime Séché -, les incinérateurs propulsent ...

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