Gaya fait avancer la « pyro », en attendant Salamandre

Print Friendly, PDF & Email
(@ProjetGaya)

La production de méthane de synthèse à partir de déchets de bois et de combustibles solides de récupération (CSR), aussi appelée « pyrogazéification », prend une tournure de plus en plus concrète chez Engie. En 2019, son démonstrateur Gaya, basé à Saint-Fons dans la vallée de la chimie près de Lyon, en produisait à partir de résidus de bois. Il a réussi à répliquer le processus avec des CSR fin 2020.

Un soutien hors enveloppe budgétaire

L’énergéticien travaille maintenant sur une unité industrielle. Elle pourrait être implantée au Havre et y alimenter des industriels. Baptisé Salamandre, le projet est dimensionné pour l’instant à 20 MW, soit 2 000 Nm3/h de gaz, avec 6 MW de chaleur renouvelable en plus. La décision finale d’investissement est envisagée pour 2022 ou 2023 et la mise en service, pour 2026. A la différence de la méthanisation, cette génération de méthane renouvelable depuis un mélange gazeux épuré ne bénéficie pas pour l’instant d’un tarif de rachat. « Engie essaie de proposer un soutien financier via un mécanisme extra-budgétaire », indique Marion Maheut, responsable projet de la plateforme Gaya chez Engie. 

S’il est confirmé, Salamandre sera le prolongement commercial de ce laboratoire préparé depuis 2010 et inauguré en 2017. Il est aujourd’hui détenteur de plusieurs brevets. En particulier sur ...

Article précédentMéthanol : le danois Blue World Technologies fait ses emplettes
Article suivantStations hydrogène : HRS veut entrer en Bourse