InfraVia Capital mise sur le numérique, avec un petit côté efficacité énergétique

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(@Digital Lumens)

Première levée pour le fonds GrowthFund d’InfraVia Capital. Elle est bouclée à 270 M€, pour un futur portefeuille composé d’entreprises technologiques en BtoB. L’ambition est d’atteindre 500 M€ d’ici la fin de l’année. Le fonds est abondé par des investisseurs institutionnels et notamment par des mutuelles d’assurance mais aussi par Bpifrance, pour un montant confidentiel. Des family offices et entrepreneurs sont présents, par exemple Xavier Niel.

Un effet de la « commission Tibi »

Infravia a obtenu le label de la « commission Tibi » en début d’année, qui encourageait les investisseurs à miser sur les entreprises technologiques, en particulier dans le numérique. Comme le rappelle Vincent Levita, fondateur d’InfraVia Capital, les assureurs français se sont alors ...

engagés auprès de Bruno Lemaire, ministre de l’Economie, et de Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique, à miser 6 Mds€ dans le digital français, dont une moitié en private equity et l’autre en valeurs cotées. InfraVia est proche pour sa part des mutuelles d’assurance Macif, Maif et Matmut et a commencé avec elles à 200 M€ en 2008 pour arriver à 4 Mds€ sous gestion aujourd’hui.

Prévu pour être investi plutôt en minoritaire et en trois ans dans une quinzaine d’entreprises, InfraVia GrowthFund va aller chercher des entreprises européennes de catégorie late stage – par opposition, à early stage, ie start-up émergente – d’au moins 10 M€ de chiffre d’affaires et quatre ans d’ancienneté. Sont les bienvenus les acteur BtoB de l’efficacité énergétique dans les transports, le bâtiment, l’énergie, surtout s’ils ont déjà des clients parmi les grandes entreprises. Par exemple les spécialistes de la donnée énergétique ou tous fluides, avec ou sans capteurs installés. Mais Vincent Levita n’exclut pas à terme de soutenir des projets encore un peu précurseurs en France de plateformes d’énergie distribuée, pour gérer notamment les projets d’autoconsommation individuelle ou collective. Mais aussi des places de marché pour optimiser les déplacements, éventuellement sur la mobilité partagée.