Les corporate PPA d’électricité verte soumis à de larges écarts de prix

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Inédite, cette étude de BloombergNEF sur les prix des corporate PPA d’électricité d’origine éolienne et solaire en Europe, un marché estimé à 9,8 GW à fin 2019. Mais sans doute déjà obsolète, car réalisée avant la crise Covid-19 et la chute des prix de l’électricité, qui menace ces accords de gré à gré et a déjà suscité des renégociations à l’initiative des acheteurs.

L’étude, menée sur neuf marchés, livre quand même des repères utiles en comparant les prix les plus bas et les plus élevés, dans les deux énergies et en révélant de larges écarts, lesquels correspondent aussi, en partie, à l’abondance ou pas de la ressource et à la taille des installations. C’est en Suède que les CPPA éoliens sont ...

les plus avantageux, à 30,5€/MWh et au Royaume-Uni qu’ils sont les plus onéreux, à 49,7€/MWh. Quant à l’énergie solaire, elle voit les transactions les moins chères se conclure en moyenne à 35,3€/MWh en Espagne mais atteindre 52,3€/MWh au Royaume-Uni. Pour rappel, le tarif du CPPA conclu en France entre la SNCF et Voltalia serait d’environ 45€/MWh, avec une production issue de centrales solaires à construire.

BloombergNEF s’est aussi aperçu qu’en Europe, le prix de l’électricité augmentait avec la durée du contrat : + 1,5€ à 2€/MWh pour une durée de 15 à 20 ans, par rapport à un contrat sur 10 à 15 ans. C’est l’inverse aux Etats-Unis, où le long terme est facturé moins cher. Mais les prix varient aussi (+ 1,5€ à 3,5€/MWh) lorsque l’acheteur souhaite une électricité en base et toujours disponible, ce qui est logique pour une électricité intermittente qui doit être complétée.