En 2019, la France a consommé un peu moins d’énergie

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La consommation finale d’énergie a atteint l’an passé en France 139,1 Mtep, métropole et Outre-mer cumulés. C’est une légère baisse de 0,5% par rapport à 2018. Corrigée des variations climatiques, cette diminution atteint 0,7%, soit le même ordre de grandeur qu’un an plus tôt.

Tertiaire et industrie

Mais dans le détail, en 2019, la baisse de la consommation est d’abord ...

due au tertiaire (-1,6% à climat constant) et à l’industrie (-1,5%). Elle est plus limitée dans les transports (-0,4%) et le résidentiel (-0,2%), d’après les données provisoires du Commissariat général au développement durable (CGDD), à consulter ci-dessous. La tendance diffère donc de l’an passé, où ce sont les transports et le résidentiel qui avaient réduit leur consommation, tandis que le tertiaire et l’industrie l’avaient augmentée. Quoi qu’il en soit, la France reste loin du rythme visé dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), tout juste publiée. Cette dernière vise en effet une réduction de la consommation finale de 6,3% en 2023 et de 15,4% en 2028 par rapport à 2018.

En énergie primaire, la consommation s’est élevée à 245,5 Mtep (-1,4%) et la production à 134,3 Mtep (-2,7%). La baisse de l’offre est d’abord liée à une moindre disponibilité des centrales nucléaires (-3,4%, à 104 Mtep). De son côté, la production primaire d’EnR électriques a très légèrement diminué (-0,8%, à 8,9 Mtep). La chute de l’hydraulique (-12%, à 4,9 Mtep) a été en grande partie compensée par l’éolien (+21%, à 3 Mtep) et le photovoltaïque (+7%, à 1 Mtep). Quant aux renouvelables thermiques et issues de la valorisation des déchets, leur production est globalement stable à 20,2 Mtep.

  • Découvrez le rapport complet du CGDD ci-dessous (ou ici en PDF)