La moitié des investissements de la BEI en France dédiées au climat

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(c) BEI

La Banque européenne d’investissement (BEI) a présenté aujourd’hui à Paris ses résultats annuels. Avec 8,5 Mds€ investis, la France est en bonne place parmi les bénéficiaires de l’institution européenne. Fait notable, 47% des investissements de 2019 étaient favorables au climat, un taux plus élevé que la moyenne européenne, et qui frôle l’objectif global de 50% que s’est fixé la BEI en 2025.

France : 3ème bénéficiaire européen

La France a reçu 8,5 Mds€ de financements de long terme en 2019, essentiellement issus de la BEI (6,9 Mds€), le solde provenant ...

du Fonds européen d’investissement (FEI), sa filiale dédiée aux PME. Cette dernière a réalisé 53 opérations l’année dernière cumulant 1,6 Mds€, dont 774 M€ en apports en capital. Le pays est le troisième bénéficiaire européen derrière l’Italie (11 Mds€) et l’Espagne (9 Mds€), suivent l’Allemagne (6 Mds€) et la Pologne (5,5 Mds€).

Près de la moitié (47%) des financements reçus en France concerne des projets ou entreprises participant à la protection du climat, contre une moyenne de 27% à l’échelle européenne. La BEI est donc déjà dans les clous de sa stratégie de porter de 25 à 50% la part de ses investissements dans la lutte contre le changement climatique, tout du moins dans l’Hexagone.

Parmi les projets financés par la BEI en 2019 en France, citons entre autres le prêt de 40 M€ à l’Arec Occitanie pour aider les habitants de la région à rénover leur logement. L’agglomération de Grenoble a de son côté obtenu un financement de 30 M€ pour son réseau de chaleur. Dernier investissement en date, le prêt de 20 M€ chez le spécialiste français de l’effacement Voltalis.   

Près de 20 Mds€ investis pour le climat en 2019

Au global, la banque européenne d’investissement et sa filiale FEI ont financé 72,22 Mds€ d’investissements en 2019. Sur cette somme, la BEI évalue à 19,3 Mds€ les financements ayant une action positive sur le climat, soit 27% du total. Les infrastructures de transports sont le premier poste d’investissement (7,6 Mds€). Le secteur de l’efficacité énergétique a reçu davantage de fonds (4,6 Mds€) que les énergies renouvelables (3,9 Mds€), ce qui peut sans doute s’expliquer par une plus grande maturité du secteur des EnR électriques, à même d’attirer plus facilement des financements privés. Le solde correspond à de la recherche et développement et aux autres actions concourant à l’adaptation au changement climatique.