Energie : vers des groupes de travail franco-allemands [Compte-rendu]

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Présentation de l’agence allemande de l’énergie (Crédit : F. Marinier)

La France et l’Allemagne vont-elles se doter de réseaux d’acteurs transfrontaliers sur l’efficacité énergétique ? C’est en tout cas l’objectif de l’Ademe et de la Dena, son homologue outre-Rhin. Le but est de faciliter les économies d’énergie dans ...

les entreprises, en particulier dans l’industrie. Cette initiative en cours de lancement s’inspire d’un programme existant en Allemagne, et qui pourrait être décliné dans une logique binationale.

Trois formats envisagés

« Notre objectif est de lancer en 2020 un ou deux premiers réseaux binationaux de ce type », vise Franca Diechtl, responsable de projets à la Dena, qui présentait cette initiative lors des 3e Rencontres internationales de la Transition Énergétique organisée ce 26 novembre par GreenUnivers, Business France et l’Ademe (voir ci-dessous la présentation de l’agence de l’énergie allemande).

Par « réseau », il faut entendre des groupes de travail d’environ 10 acteurs – 5 au minimum – issus des deux pays. Trois types sont envisagés. Le premier consisterait à réunir des entreprises françaises et allemandes d’une même branche professionnelle. Un groupe de ce type est déjà bien engagé, consacré à l’industrie de l’emballage. Deuxième format : réunir des sociétés de secteurs différents mais situés dans une même zone transfrontalière. Enfin, le troisième type concernerait une entreprise qui possède des sites à la fois en France et en Allemagne.

Gestion de la demande et EnR

Dans tous les cas, le principe est le même. Chaque groupe se réunira autour de 4 fois dans l’année sur au moins 2 ans. Les participants se doteront ensemble d’un objectif d’économies d’énergie (commun mais non-contraignant) et des mesures à mettre en place pour l’atteindre. Pour y parvenir, ils seront accompagnés de consultants spécialisés en énergie. Ils devront au final transmettre à une plateforme portée par l’Ademe et la Dena les données (anonymisées) sur les résultats des mesures mises en œuvre.

L’Allemagne a lancé un programme de ce type fin 2014 avec l’objectif de créer 500 groupes avant la fin 2020. A ce jour, elle n’en a constitué que 250, mais leurs résultats sont supérieurs aux attentes. L’agence de l’énergie allemande estime qu’il lui suffira finalement de 260 à 330 groupes pour atteindre son objectif d’économies d’énergie initialement visé (75 pétajoules, soit 20 TWh). Dans le cas allemand, cette initiative cible les opérations d’efficacité énergétique. Dans sa déclinaison franco-allemande, elle pourrait être étendue à des actions de gestion de la demande ou de production d’énergies renouvelables dans l’industrie.

  • Découvrez-ci dessous la présentation de l’agence allemande de l’énergie Dena (ou ici en PDF)