Boralex boucle un refinancement éolien de plus d’1 Md€ en France

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(Crédit : Boralex)

Il est tardif mais massif. Le refinancement des actifs de Boralex en France atteint 1,1 Md€, une somme sans doute record dans les EnR tricolores. Sur le terrain, la renégociation a porté sur 950 MW éoliens, 60 projets et 466 turbines. La filiale du groupe canadien obtient à l’issue un taux de 1,75% contre 2,70% auparavant. Cette transaction, annoncée à GreenUnivers en juin dernier par Nicolas Wolff, directeur général de Boralex Europe et jalon de base dans la nouvelle stratégie de l’entreprise, dégage des ressources financières d’un peu plus de 123 M€.

Mosaïque de dossiers

Cette économie résulte principalement du ...

regroupement en trois enveloppes d’actifs auparavant financés individuellement puis répartis sur 30 conventions de crédit. La mosaïque avait plusieurs raisons. Endogènes à Boralex qui a grandi en partie par acquisitions, dont Enel Green Power France en 2014 et le portefeuille éolien de Kallista Energy. Mais aussi exogènes. Comme le précise Nicolas Wolff, la taille moyenne des projets reste faible en France. Les parcs initiaux étaient même plafonnés à 12 MW. C’est aussi le gabarit moyen des fermes éoliennes de Boralex aujourd’hui réunis dans les trois grands lots de crédits. « Nous avons attendu d’avoir une taille critique pour lancer un refinancement d’envergure », explique Nicolas Wolff, lequel autorise un gain maximum. Mais d’autres opérateurs éoliens avaient quand même commencé plus tôt, comme Valorem en 2017 mais sur un volume 5 fois inférieur. 

Une première tranche de 140 M€

Les moyens dégagés par le développeur-exploitant canadien vont servir en grande partie à investir dans ses projets à venir dans l’Hexagone, soit 1 GW à différents stades pour le moment. Une première tranche de 140 M€ est d’ores et déjà fléchée vers les constructions dans les deux ans qui viennent, avec par exemple une opération de renouvellement avec doublement de puissance à Cham Longe en Ardèche ; 125 M€ supplémentaires restent à finaliser avec les partenaires bancaires début 2020. L’opération a réuni le CIC, Bpifrance, le Crédit Agricole représenté par le groupe Crédit Agricole Corporate and Investment Bank et Unifergie, accompagnés de la Caisse Régionale Nord de France, CaixaBank et La Banque Postale, co-arrangeurs des financements de la transaction.