A quoi va servir « Mon Etiquette Chaudière » ?

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(Crédit : Agence parisienne du climat)

Les associations Coénove et Energies & Avenir ont lancé ce matin un outil gratuit d’étiquetage des chaudières à destination des professionnels. Simple d’usage, ce site internet permet de déterminer le rendement théorique d’une chaudière afin de mieux informer les consommateurs et surtout les pousser à substituer leur appareil par un nouveau plus vertueux.

Mieux connaître le parc de chaudières

« On estime le parc français de chaudières à 15 millions d’unités dont environ 20% au fioul et 20% au gaz. L’image reste encore assez floue. Cet outil va permettre de l’éclaircir », explique en préambule Bernard Aulagne, le président de Coénove. Les professionnels du chauffage sont invités à s’approprier cet outil accessible sur ...

internet (www.monetiquettechaudiere.fr) pour informer les propriétaires de chaudières sur le rendement de leur équipement.

Pour cela, les associations ont repris le système d’étiquette énergie qui habille désormais tous les équipements électroménagers. A la différence que l’étiquette chaudière ne comprend que quatre classes. La classe A correspond à des chaudières récentes présentant une efficacité saisonnière moyenne annuelle supérieure à 90%. A l’autre bout du spectre, la classe D correspond à un équipement à l’efficacité inférieure à 75%. Les normes et les performances des équipements s’étant renforcées avec les années, bon nombre des 15 millions de chaudières se trouvent aujourd’hui en classe D, notamment les 3,5 millions d’appareils de plus de 15 ans. Un argument supplémentaire offert au professionnel pour pousser les Français à renouveler leur chaudière. « La méthode de calcul a été validée par le ministère de la Transition écologique et solidaire. L’idée est qu’elle soit cohérente avec la méthode de calcul qui sera appliquée au DPE opposable en 2021 », explique Bernard Aulagne.

Embarquer les clients

Au-delà de la vente de chaudières, Coénove et Energies & Avenir espèrent aussi que cet outil va participer à une prise de conscience sur l’importance d’anticiper le renouvellement d’équipement : « Généralement les achats de chaudières interviennent en cas de panne prenant de court les clients, ce qui ne permet pas toujours d’investir dans un équipement plus vertueux à long terme. Par ailleurs, les performances indiquées sont théoriques mais dépendent beaucoup de la maintenance. C’est l’occasion de faire de la pédagogie sur ce point et d’embarquer les clients dans une vraie démarche de transition énergétique », estime Philippe Méon, président d’Energies & Avenir.

Les données recueillies grâce à cet outil seront agrégées et anonymisées pour ensuite être exploitées afin de mieux connaître l’état du parc de chaudières. Il est destiné dans un premier temps aux professionnels mais les deux associations indiquent réfléchir à le rendre accessible au grand public. En effet, cet outil impose le déplacement d’un spécialiste, généralement lors de sa visite de maintenance. Or, les chaudières les moins performantes sont généralement celles qui ne sont pas entretenues, donc invisibles aux yeux des professionnels. 

150 000 « Coup de pouce »

Où en est le programme public « Coup de pouce » ? Selon les derniers chiffres qui remontent du terrain, 149 697 travaux éligibles ont été engagés depuis le début de l’année. Les chaudières à gaz THPE sont encore plébiscitées avec 80 876 travaux engagés. Les équipements d’énergies renouvelables (pompes à chaleur, biomasse, solaire, réseaux de chaleur) se sont quant à eux élevés à 68 821, à 75% en substitution du fioul et 23% du gaz naturel.