L’augmentation « participative » de capital de Sabella

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© Sabella

Sabella, spécialiste de l’hydrolien, a chargé la plateforme bretonne de financement participatif GwenneG de lever 250 000 €. L’opération sera doublée avec le même montant apporté par le fonds Ecotechnologies de Bpifrance Investissement, déjà actionnaire de l’entreprise. La société bretonne souhaite ainsi se donner de l’air avant que les contrats commerciaux ne prennent le relais.

Changement de statut

Ce 24 septembre, quelque 14 contributeurs ont été enregistrés par la plateforme en ligne pour un montant collecté de 123 500 €. La campagne, lancée le 12 septembre, ...

devrait se clôturer mi-décembre. Sabella vise 250 000 €, sous forme de tickets à partir de 1 000 €, mais au regard des premières contributions, les tickets semblent plus importants. Les investisseurs visés par la campagne sont des personnes physiques sans limitation géographique. A l’issue de la collecte, GwenneG créera une société d’actionnaires qui représentera les petits investisseurs au conseil d’administration.

En effet, depuis le départ à la retraite de son illustre président fondateur Jean-François Daviau, qui reste tout de même administrateur, Sabella a changé cet été son organisation juridique passant de société par actions simplifiée (SAS) à société anonyme (SA). Cette évolution s’est traduite par la nomination d’un nouveau président du conseil d’administration en la personne de Benoit Bazire, énarque et ingénieur du génie maritime, qui a été, entre autres, PDG d’Areva TA. Depuis 2014, il dirigeait la société de conseil Caleti avec laquelle il collaborait déjà avec Sabella. Fanch Le Bris conserve son poste de directeur général.

2 M€ levés en juillet

Outre ces modifications, Sabella a également réalisé une levée de fonds de près de 2 M€ en juillet. « Elle s’apparente plutôt à une opération de refinancement puisque ce sont les actionnaires historiques qui y ont participé, à l’exception d’un nouvel actionnaire très minoritaire », indique Jean-Christophe Allo, directeur commercial. L’entreprise qui prévoit environ 1 M€ de chiffre d’affaires en 2019 espère atteindre la rentabilité économique grâce à la signature de contrats qui ont pris quelque peu de retard. « Ces opérations de refinancement nous donne la visibilité nécessaire. Les contrats commerciaux devront prendre le relais à l’avenir », affirme-t-il.

Concernant l’hydrolienne D10 immergée à Ouessant, elle a été relevée au printemps en raison « d’un défaut dans le système de refroidissement qui empêchait de pousser la machine à ses limites », explique le directeur commerciale. Après avoir passé une batterie de tests, l’hydrolienne va être immergée de nouveau d’ici à deux semaines.