La consommation d’énergie repart à la baisse en 2018, mais pas assez

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Le crossover Renault Captur, 5e véhicule le plus vendu en 2018 en France (Crédit : Renault)

La bonne nouvelle : les émissions de gaz à effet de serre (GES) en France ont diminué de 4,2% en France l’année dernière, après trois années de hausse. La mauvaise : cette baisse serait en partie due à un hiver plus doux ; corrigées du climat, les données indiquent une baisse de 2,6% par rapport à 2017. Surtout, selon ...

la deuxième édition de l’Observatoire Climat-Energie créé l’année dernière par les ONG Réseau Action Climat (RAC) et Cler* avec le soutien de l’Ademe et du ministère de la Transition écologique et solidaire, l’évolution réelle de la consommation et de la production d’énergie reste éloignée de la stratégie officielle. « L’année 2018 marque la fin de la première période de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et l’occasion d’un premier bilan. Alors que la PPE prévoyait une baisse de 7% de la consommation d’énergie en 2018 par rapport à 2012, celle-ci n’a été que de 2,8% » sur la période, s’inquiètent les auteurs de l’étude.

Ventes de voitures polluantes

L’année dernière, la consommation brute d’énergie a baissé de 1,17% mais redressée des températures anormalement douces, elle n’est que de 0,34%. En conséquence, viser -12,6 % en 2023 comme le fait la PPE, paraît des plus hypothétique. En cause selon le RAC et le Cler, des ventes de voitures plus polluantes que prévu en 2018, de même que la circulation des camions. Le bâtiment voit ses émissions de GES baisser mais demeure en retard par rapport à ses objectifs de réduction ; précisément, il les surpasse de 14,5%, mais s’améliore quand même par rapport à 2017, où le dépassement était de 22,7%. L’observatoire pointe notamment des objectifs de rénovations énergétiques non respectés.

Côté mix de production d’énergies, l’étude reprend les chiffres du CGEDD** pour signaler que la cible officielle de 23% d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie en 2020 est d’ores et déjà manquée ; pour rappel, on en est à 16,5%, soit un retard de presque 20%. 

*Cler-Réseau pour la transition énergétique (anciennement Comité de liaison pour les énergies renouvelables)

**Conseil général de l’environnement et du développement durable