Biométhane : la CRE (re)consulte pour faire passer le « timbre injection »

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(Crédit : GRDF)

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) va jouer un rôle croissant dans la filière du biométhane, auquel elle n’est pas hostile par nature, et consulte pour que ses interventions à venir n’y soient pas trop mal reçues. Le décret* du 28 juin et l’arrêté joint, sur le renforcement des réseaux de gaz, attribue à la CRE la responsabilité de valider la cartographie de raccordement des méthaniseurs dessinée par les gestionnaires de réseau et de faire de même pour leurs dépenses de renforcement. Elle peut même s’opposer au démarrage des travaux. Et surveiller la mutualisation des coûts, pour que le premier site raccordé se fasse peu à peu rembourser par les éventuels porteurs de projets postérieurs.

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ?

A terme, l’enjeu de tout cela ne serait pas mince car, comme le précise la CRE dans la présentation détaillée de son sondage (consultable ci-dessous), « sur les 1 500 potentiels projets de sites d’injection identifiés par GRDF, 28% sont situés en dehors d’une zone de desserte ». Les extensions risquent d’être de plus en plus longues, s’inquiète la CRE, elles sont déjà passées en moyenne à 3 500 mètres en 2018, contre 2 403 mètres en 2017 et 1 158 mètres en 2016 entre la centrale et les canalisations de GRDF. Mais pour l’instant, les principaux concernés, ie trois grands réseaux (GRTGaz, Téréga et GRDF ) sont sereins : ils envisagent de dépenser seulement 50 M€ par an à ce titre ; dont 15 M€ pour GRDF, alors que le distributeur a réalisé 973 M€ d’investissements en 2018. Difficile de s’affoler.

De son coté, le ...

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