RGreen Invest entre au capital de Quadran International et Langa International [Exclusif]

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En s’affranchissant progressivement des subventions, les énergies renouvelables modifient le regard que les investisseurs leur portent. Pionnier du secteur et devenu l’un des spécialistes du financement mezzanine pour les infrastructures EnR, donc d’assez court terme, la société de gestion RGreen devient investisseur en fonds propres à l’étage corporate. Lors de la conférence 2019 sur le financement des énergies renouvelables organisée ce matin par GreenUnivers, Nicolas Rochon, co-fondateur et président de la société de gestion RGreen a annoncé investir en fonds propres ...

et quasi-fonds propres au capital de Quadran International, filiale de Lucia Holding détenue par Jean-Marc Bouchet et qui regroupe les actifs internationaux non cédés à Direct Energie en 2017. RGreen Invest prend une part minoritaire du capital en compagnie d’un autre investisseur.

Quadran International détient 200 MW en exploitation et un portefeuille de 2 GW, selon Nicolas Rochon. Sur son site, Quadran International précise exploiter 140 MW, construire 250 MW, compter 500 MW en financement, 3 GW en développement et avoir sécurisé 740 MW sur quatre continents. Il vise 1 GW en service en 2022.

RGreen Invest réalise exactement le même type d’investissement, en equity et en minoritaire, dans Langa International, une société créée en 2018 par Gilles Lebreux, ex-cofondateur du développeur-producteur Langa cédé à Engie en 2017.

Après la France, l’international

Le point commun de ces deux développeurs-producteurs ? Au-delà du fait d’être animés par des dirigeants ayant réinvesti dans les énergies renouvelables, ils sont lancés dans une croissance à l’international depuis une base française, en recherchant les meilleurs sites éoliens, solaires et hydroélectriques en Europe et ailleurs, comme ils l’ont fait en France avec leurs entreprises précédentes. « L’Espagne, la Pologne, l’Italie figurent parmi les marchés les plus dynamiques en Europe, le profil de ces pays a complètement changé en quelques années », illustre Nicolas Rochon.

Avec l’arrivée de projets EnR rentables sans subvention, réduisant le risque de stop & go réglementaire (baisse non anticipée des tarifs d’achats…), RGreen Invest mise à son tour sur du « early stage greenfield » en accompagnant financièrement les développeurs en amont, selon les règles du private equity. Une stratégie qu’avait osé pratiquer dès la fin des années 2000 Omnes Capital, en investissant directement dans Neoen ou Urbasolar, par exemple. L’évolution de RGreen Invest, bien au-delà des obligations convertibles et de la dette junior, traduit manifestement celle du marché des énergies renouvelables matures en général, en Europe.