Batteries : 5 à 6 Mds€ pour un premier consortium européen

Print Friendly, PDF & Email
© BG Electric Car

Ne parlez plus d’Airbus des batteries. « Nous ne sommes pas dans la logique Airbus, c’est-à-dire une entreprise industrielle totalement intégrée qui fabrique de A à Z le produit, mais dans une logique de consortium, c’est-à-dire de coopération entre entreprises industrielles », a insisté ce 2 mai Bruno Le Maire. Le ministre français de l’Economie accueillait son homologue allemand Peter Altmaïer et Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne en charge de l’union de l’énergie. Ensemble, ils ont lancé officiellement la filière européenne de batteries.

Saft, PSA et Opel

« Nous pouvons et nous devons construire notre souveraineté économique et technologique », a interpellé le ministre français. C’est-à-dire « tenir la compétition face à la Chine et aux Etats-Unis », un enjeu de plus en plus stratégique dans les technologies bas carbone. La Commission européenne avait déjà lancé fin 2017 son projet d’Alliance européenne des batteries. Objectif : disposer à l’horizon 2025 de 10 à 25 « gigafactories » représentant une capacité de production de 400 GWh/an. Il y a un an, Bruxelles finalisait une série de mesures pour moderniser le système de transport du continent, avec un volet sur le recyclage des batteries, mais l’ensemble manquait encore de mesures concrètes.

On y voit désormais un peu plus clair sur...

Ce contenu est réservé à nos abonnés. Pour lire la suite, vous devez vous abonner ou vous identifier.