Vite vu

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Vendredi 12 avril

Xavier Daval, vice-président du SER, lance une réflexion collective sur un label pour les centrales solaires situées sur des terres agricoles. Un organisme indépendant vérifierait entre autres que les projets se situent sur des terrains non-exploités. « Il s’agit d’un objectif et d’un impératif dont les résultats seront liés à ce que nous pouvons faire, aux partenariats avec le monde agricole que nous saurons fédérer », explique Xavier Daval. N’est-ce pas plutôt à l’État d’attester la qualité environnementale ? Xavier Daval estime qu’il faut rapidement « proposer des solutions pour qualifier notre métier, plutôt que d’attendre que cela vienne  » d’en haut  » ».

Calendrier confirmé pour l’éolienne flottante pilote Tetraspar de Shell, Innogy et Stiesdal en Norvège, dotée d’une turbine Siemens-Gamesa de 3,6 MW. Prévue pour être installée au large de la ville de Stavanger et arrimée à 200 mètres de profondeur, elle sera raccordée à la fin de l’année, prévoit un porte-parole de Shell.

Le suédois Vattenfall va tester un nouveau type de stockage d’énergie solaire et éolienne à base de sel, développé par SaltX. Il sera testé au sein d’un projet pilote de 10MWh à Berlin.

Le fabricant de turbines chinois Envision Energy a cédé un projet de parc éolien de 40 MW à Trig (The Renewables Infrastructure Group). Le parc des 16 éoliennes Envision est en construction et entrera en service en 2020. Trig détient désormais 145 MW éoliens dans l’Hexagone et boucle là sa septième acquisition.

La SNCF envisagerait des trains au biogaz, selon une communication du vice- président en charge des Transports de la région Hauts-de-France, lors du salon ferroviaire Sifer à Lille fin mars. Cette option serait pour l’instant préférée à celle des trains à hydrogène, selon cet élu d’une région riche en projets de méthanisation.


Jeudi 11 avril

Une Sem Energie est en cours de constitution en Saône-et-Loire, portée majoritairement par le syndicat départemental d’énergie Sydesl. Comme dans les départements voisins, le but est de développer des projets EnR tout en conservant les recettes et en maximisant les retombées locales. Les syndicats d’énergie de Bourgogne-Franche-Comté signent demain une convention de partenariat sur la TE avec la Région, l’Ademe et l’État.

François de Rugy et Emmanuelle Wargon se rendront au Havre pour le lancement du Pacte territorial de Transition écologique et industrielle du Havre Seine Métropole le vendredi 12 avril 2019.

Direct Énergie, filiale de Total depuis avril 2018, change de nom et devient Total Direct Énergie.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a validé un programme d’aides aux économies d’énergie de 160 M€ pour La Réunion, pris en charge dans la CSPE. Le programme prévoit 58 actions à mener entre 2019 à 2023 pour un objectif d’économies d’énergie évalué à 318 GWh/an.

La loi Pacte a été adoptée en dernière lecture par l’Assemblée nationale ce 11 avril 2019 par 147 voix pour, 50 contre, et 8 abstentions. L’article 21 de ce Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises prévoit d’orienter davantage de financements privés pour des projets porteurs de progrès sociaux et environnementaux.

Le constructeur japonais Mistubishi a dévoilé un système résidentiel de recharge pour véhicules électriques et hybrides à partir de PV+stockage, nommé Dendo Drive House.

Les Pays-Bas prévoient de lancer leur premier green bond le 21 mai 2019. D’une maturité de 20 ans, cette obligation cible un volume entre 4 et 6 Mds€ en 2019. Le taux d’intérêt n’a pas encore été fixé.

Le gouvernement estonien a refusé d’approuver un projet éolien offshore de 600 MW car il considère qu’il porte atteinte à « la sécurité nationale », selon un communiqué de l’Association estonienne de l’énergie éolienne.

Mercredi 10 avril

La secrétaire d’État au MTES Emmanuelle Wargon et la ministre des Outre-mer Annick Girardin ont signé un contrat de transition écologique à La Réunion. Il s’agit du premier signé en outre-mer.

Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) a rendu son avis sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2023-2028 et sur la Stratégie nationale bas carbone pour 2050. Il salue l’objectif de neutralité carbone à cet horizon. Mais le Cese est critique sur les plans de rénovation des logements et du tertiaire, qu’il juge insuffisants, et sur les perspectives réelles de la chaleur renouvelable, l’avenir du biogaz et de l’éolien offshore. Le risque de surcapacités de production électrique lui paraît significatif.

La RATP a passé une pré-commande de 800 bus électriques de 12 mètres à Heuliez, Bluebus-Bolloré et Alstom, dont 200 en commande ferme. Ils sont financés par Ile-de-France Mobilités ; les premiers véhicules sont prévus en fin d’année prochaine.

L’électricien croate HEC a annoncé investir 23 M$ (20,4 M€) par an dans le solaire d’ici 2023, afin de développer 20 MW par an. Il vise 350 MW de capacité installée en 2030.

Gwenaelle Huet rejoint le comité exécutif d’Engie, en tant que directrice générale adjointe en charge des business units France Renouvelables et Hydrogène. Elle est responsable de la global business line Renouvelables.

Mardi 9 avril

Senvion a annoncé avoir échoué dans ses discussions avec ses créanciers et actionnaires pour trouver des fonds et relancer son activité. Le turbinier entame en Allemagne une procédure de redressement, avec des administrateurs indépendants. L’action a plongé de plus de 40% aujourd’hui. Détenu majoritairement par l’investisseur Centerbridge, Senvion est dirigé par Yves Rannou depuis janvier dernier. Il avait confirmé un plan de restructuration en février et nommé un responsable de ce plan le 20 mars, Neil Robson. Une augmentation de capital de 62,5 M€ avait été conclue en août 2018. Selon Reuters, Centerbridge aurait injecté 40 M€ en janvier. En 2017, l’entreprise a supprimé 780 postes sur un effectif de 4 100 personnes.

Le dernier appel d’offres solaire en Zambie a rassemblé 120 MW de capacité, pour 100 MW recherchés. Avec le prix le plus bas de la région sub-saharienne : 3,999 cts$/kWh (3,5cts€), pour une moyenne de 4,41 cts$ (3,9 cts€). Trois consortiums avec deux projets chacun ont remporté l’offre, parmi lesquels le français InnoVent.

La verrerie Steklarna Hrastnik en Slovénie va utiliser de l’hydrogène produit à partir d’une centrale solaire de Gen-I installée en toiture. Elle devrait être connectée à un électrolyseur en juillet, par le développeur H2 RCeNeM.

Engie fait entrer le fournisseur de gaz japonais Tokyo Gas dans six projets éoliens et solaires au Mexique, au sein d’une co-entreprise nommée Helios. Ils partagent un portefeuille de 899 MW, certains en construction, pour une mise en service générale en 2020.

Lundi 8 avril

Total Eren s’empare du producteur d’électricité sud-européen NovEnergia Holding Company, valorisée à 1 Md€. Il possède une capacité installée de 669 MW éoliens, solaires et dans la petite hydroélectricité.

L‘originale éolienne flottante du suédois Sea Twirl a séduit le groupe belge Colruyt et l’industriel maritime norvégien Norsea Group. Ils ont signé une lettre d’intention pour apporter 6,7 M€ au développeur, en plusieurs étapes, ce qui correspond à 19% du capital. Sea Twirl, basé à Göteborg, prépare une turbine de 1 MW.

Le budget 2019 du médiateur national de l’énergie s’élève désormais à  5 320 000 euros, selon un arrêté publié le 7 avril au Journal Officiel.

Selon Business Insider France, la start-up SeaBubbles, qui conçoit des bateaux-taxis, cède 66% de ses parts à des investisseurs en provenance de Suède, des Etats-Unis et de Suisse. Les deux fondateurs, actionnaires minoritaires, comptent aussi développer des véhicules flottants plus grands de 12, 32 voire 49 places.

Après avoir raté ses objectifs climat pour 2020, l’Eurométropole de Strasbourg a dévoilé une première mouture de son Plan climat pour 2030. Au programme : réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre, atteindre 40% d’énergies renouvelables et rénover de 6000 à 8000 logements par an.

Le fonds souverain norvégien a reçu l’autorisation de son ministère de tutelle pour investir un peu plus dans les énergies renouvelables. Ces investissements seront limités à 120 milliards de couronnes norvégiennes (12,4 Mds€) et 2% des actifs du fonds. Ils seront notamment effectués dans les pays développés. En mars dernier, l’institution avait aussi promis de se désengager des compagnies pétrolières.

L’appel à projets du Corimer, dédié aux innovations dans les EMR entre autres, est prolongé jusqu’au 26 avril.