Un nouveau label pour réduire les émissions de gaz à effet de serre

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Article modifié le 23 avril après parution –

Après le label E+C- ou encore celui pour le financement participatif pour la croissance verte, entre autres, un nouveau label entre en scène. Cette étiquette « bas carbone », présentée ce 23 avril au ministère de la Transition écologique et solidaire avec l’I4CE (l’Institut de l’économie pour le climat), entend donner une crédibilité aux projets locaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Selon le ministre François de Rugy, il s’agit de « permettre de diriger les flux financiers » vers ces projets, qui seraient sécurisés par le label. Pour en bénéficier, ...

une personne physique ou morale peut en faire la demande au MTES, qui fait valider le projet (ou non) par un auditeur externe indépendant. Le projet peut alors être financé par des entreprises, des collectivités, des associations ou encore des particuliers. Il doit être « additionnel », c’est-à-dire qu’il ne se contente pas d’être conforme à la réglementation.

Compenser les émissions carbone

Lors de la présentation, ce sont surtout des projets agricoles et forestiers qui ont été mis en avant, avec quelques projets en rapport avec l’énergie et l’efficacité énergétique. Ludovic Entemeyer, ingénieur de la Communauté urbaine du Grand Nancy, a évoqué la création d’une société coopérative : « pour 25 euros par mois, les particuliers peuvent installer une centrale photovoltaïque sur leur toiture. Ils autoconsomment en grande partie l’électricité produite et revendent au fournisseur d’énergie le surplus. Peut-être qu’avec le label bas carbone, on pourrait baisser à 15 euros par mois et plutôt que de faire 100 projets sur le territoire, on en ferait 200 ou 300. »

Pour Olivier Wigniolles, directeur général d’Icade, ce label, en plus d’E+C-, permettrait d’aller « encore plus loin » dans la construction bas-carbone. Georgina Grenon, directrice de l’excellence environnementale de Paris 2024, a de son côté présenté l’objectif de neutralité carbone des Jeux Olympiques, et l’intérêt pour ce label qui permettra de réaliser des projets de compensation en France.

François de Rugy, qui a indiqué vouloir compenser ses propres émissions carbone et celles de la ministre des Transports et des secrétaires d’État, fera un bilan des actions du label dans un an.