Faut-il prolonger d’un an la 4e période des CEE ?

Print Friendly, PDF & Email

Les objectifs de collecte de certificats d’économies d’énergie (CEE) sont-ils excessifs ? Les fournisseurs d’énergie le croient et viennent d’écrire à François de Rugy pour demander un délai de grâce. C’est-à-dire la prolongation d’un an de la 4e période, jusqu’en 2021. « Au cours de l’année écoulée, malgré une forte mobilisation des obligés, la production mensuelle de CEE a atteint seulement 60% du rythme nécessaire pour atteindre l’objectif de la 4e période et on constate un doublement du prix des CEE entre 2017 et 2018 (…) Cette augmentation continue pèse sur la facture des consommateurs finals », écrivent les signataires, en l’occurrence les organismes représentant les énergéticiens, parmi lesquels l’UFE, l’AFG, l’Anode et certaines associations de consommateurs.

Rappelons qu’en cas de non-respect de leurs obligations, les fournisseurs versent une pénalité pour chaque kWh cumac (économies d’énergie à venir, cumulées et actualisées) manquant et que la 4e période vise une collecte de 1600 TWh, le double de celle de la session précédente. Si la cible n’est pas atteinte, les fournisseurs risquent de lourdes pénalités, pas moins de...

Ce contenu est réservé à nos abonnés. Pour lire la suite, vous devez vous abonner ou vous identifier.