56 pôles de compétitivité reconduits par le gouvernement

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Carte des 56 pôles (source : DGE)

Le Premier ministre vient de labelliser 56 pôles de compétitivité pour la phase 4 (2019-2022) de ce dispositif lancé en 2005  ; 71 étaient jusqu’à maintenant agréés, mais des regroupements avaient déjà eu lieu avant l’appel d’offres express du gouvernement (trois mois seulement pour répondre, pendant l’été 2018). Parmi ces regroupements, on notera celui d’Advancity avec Cap Digital, sous la bannière de ce dernier. La liste complète est consultable ci-dessous.

Dans l’énergie, pas ...

de gros changements, les quatre pôles en pointe sur le sujet (Capenergies, Derbi, Tenerrdis, S2E2) ont tous été labellisés pour quatre ans ; une première pour un dispositif sans durée définie jusqu’à maintenant. Seul le pôle Fibres-Energivie, né en 2015 de la fusion des pôles Alsace-Energivie et Fibres, dédié aux bâtiments et actif entre autres sur les équipements énergétiques dans ce secteur, n’est autorisé que pour un an, prolongeable à quatre sous conditions.

Ancrés en régions

Fin connaisseur de ces clusters, dont bon nombre sont membres du réseau qu’il anime, Guillaume Ayné, délégué national filières et territoires du Pexe, estime que “les pôles font ici la preuve de leur efficacité. Ils ont beaucoup évolué depuis leurs débuts. De la mise en relation entre la R&D et les entreprises, ils sont passés à l’accompagnement à la mise sur le marché des produits innovants, y compris à l’international. » Il relève que même lorsque des pôles se rapprochent, aucun ne disparaît vraiment. « Les pôles sont ancrés sur leurs territoires respectifs et sont soutenus par les conseils régionaux. »

D’autres regrettent que cet appel d’offres qui a beaucoup mobilisé les pôles et dont l’objectif initial était de favoriser les regroupements pour changer d’échelle ne débouche finalement que sur peu de changements. « C’est un peu « beaucoup de bruit pour rien », résume un bon connaisseur du dossier. Les politiques sont montés au front pour défendre leurs clusters, ce qui en a sauvé certains ». Le seul vrai changement concernera le financement. Les ressources des pôles dépendront désormais moins de l’Etat et devront être réparties sur trois piliers : fonds publics, adhérents, prestations facturées.

Deux poids lourds dans l’énergie

Parmi les confirmés pour quatre années dans l’énergie, Tenerrdis en Auvergne-Rhône-Alpes et Capenergies en PACA, Corse et Guadeloupe sont les plus importants. Le premier compte 229 adhérents et a labellisé 320 projets. Il est actif dans six domaines, parmi lesquels la production EnR et son insertion dans le mix décarboné, l’efficacité énergétique dans le bâtiment et l’industrie, la mobilité, le stockage. De son côté Capenergies rassemble 545 membres et a labellisé plus de 580 projets. Il est positionné sur l’ensemble du mix énergétique décarboné, de l’efficacité énergétique à l’intégration aux réseaux en passant par la production des différentes ressources énergétiques.

Consulter la liste des pôles de compétitivité reconduits (ou ici en PDF) :