Etats-Unis : Le New Jersey refuse de soutenir le projet éolien offshore d’EDF

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(c) wpd offshore

Le New Jersey Board of Public Utilities, le régulateur de l’état de la côte Est, a voté le mécanisme de soutien financier aux parcs éoliens en mer. Baptisé Offshore Wind Renewable Energy Certificate (OREC), il s’apparente au système des garanties d’origine que les développeurs pourront revendre sur le marché aux obligés n’ayant pas rempli leur part d’approvisionnement en énergies renouvelables. Seul Nautilus, le projet pilote d’EDF, a été écarté en raison de ses coûts jugés excessifs et ses retombées économiques insuffisantes.

Refus unanime

C’est [am4show have=’g1;g2;g4′ user_error=’Please_Upgrade’ guest_error=’Please_Subscribe’]une mauvaise semaine pour EDF Renewables aux Etats-Unis. Quelques jours après avoir été devancé dans l’appel d’offres éolien offshore du Massachusetts, la filiale de l’électricien français voit son projet Nautilus menacé. En effet, le New Jersey Board of Public Utilities lui a refusé à l’unanimité, et pour la deuxième fois, le droit de bénéficier du système OREC qui permet de valoriser sur les marchés la production d’origine renouvelable. Le régulateur de l’état américain a justifié cette décision car « ce projet pilote, proposé à l’origine en 2009, ne démontre pas les avantages économiques et environnementaux requis en vertu de la Loi sur le développement économique de l’éolien offshore (OWEDA) pour que l’état engage les fonds des contribuables », indique-t-il dans un communiqué.

Pire, le board laisse entendre qu’EDF Renewables ne se serait montré guère coopératif avec l’administration américaine : « Malgré de multiples demandes au cours de la procédure, Nautilus n’a pas fourni les informations nécessaires pour que le personnel de la Commission puisse valider correctement les informations. De plus, Nautilus n’a pas fourni les hypothèses et les données utilisées dans sa modélisation du multiplicateur économique, ce qui a empêché l’Office de vérifier que la demande était valide avec l’OWEDA ». Et d’insister : « Le prix demandé par Nautilus était trop élevé compte tenu des avantages non fondés, et donc représentait une charge inacceptable pour les contribuables (…) Les membres du conseil d’administration ont fait comprendre cela à Nautilus à plusieurs reprises au cours des négociations des trois derniers mois, mais le prix n’a jamais baissé à un niveau acceptable », conclue le régulateur visiblement remonté.

Vers un abandon ?

Cette décision tombe plutôt mal pour EDF Renewables, et son partenaire Fishermen’s Energy, qui avaient obtenu tous les permis nécessaires et comptaient commencer les travaux dès le début de l’année 2019.  En octobre dernier, le groupe avait d’ailleurs choisi MHI Vestas pour lui fournir les trois turbines V164, d’une capacité unitaire de 8,3 MW, qui doivent composer ce parc pilote de 25 MW.

Reste à savoir si le groupe français va poursuivre le développement de ce projet malgré l’absence de soutien public. Interrogé par la rédaction, EDF ne pouvait pas encore apporter de réponse à cette question.[/restrict-content]