Biométhane : une sixième centrale pour Waga Energy

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(Crédit : Waga Energy)

Fin d’année chargée pour le jeune producteur de biométhane Waga Energy. Spécialiste du gaz produit par les centres d’enfouissement, la start up industrielle va ouvrir une sixième mini-raffinerie à Chevilly (Loiret), sur une décharge de Suez. Elle  succède à deux unités inaugurées coup sur coup en novembre. A Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques), dans un site de Véolia – c’est le premier contrat de Waga Energy avec le géant français de l’eau et des déchets – puis à Gueltas dans le Morbihan.

Le tout porte la capacité de production de  l’entreprise  ...


 à 100 GWh. C’est-à-dire environ 1/10e de la production de biométhane espérée par les gestionnaires de réseaux gaziers pour 2018. Pour rappel, il y a seulement trois ans, elle était à 82 GWh. Et celle de Waga était à  zéro puisque la première machine date d’avril 2017

Quatre machines en construction
Quels sont les enseignements des retours d’expérience ? “ Nous avons effectué des réglages mais globalement, la technologie est robuste. Une nécessité, car les gaz de décharge  sont complexes, composés aussi d’azote et d’oxygène et en plus à débit variable. Nous n’avons pas de concurrence sur cette technologie”, précise Laurent Barbotin, porte-parole. Ce positionnement  – différent de celui de Cryo Pur, Clarke Energy ou Arol Energy sur les stations d’épuration – se traduit par de nouvelles commandes pour 2019, avec pour l’instant quatre machines en construction. Et comme le gisement français n’est pas extensible à l’infini – Waga l’évalue à 1 TWh issu d’une cinquantaine de décharges -, ce jeune employeur de 25 personnes commence à s’intéresser aux marchés étrangers propices, dotés à la fois de centres d’enfouissement et d’un marché pour le biométhane via un réseau de transport ou des stations service gaz. Les pays envisagés ? “Nous examinons l’Amérique du Nord, l’Espagne, le Royaume-Uni et des pays en Europe centrale, en recherchant des partenaires pour la construction et la bonne gestion des sites”, indique Laurent Barbotin.

Waga Energy a aussi besoin de se structurer et se renforcer pour accompagner sa croissance et les importants Capex (investissements de départ) attachés. Des annonces en ce sens sont prévues début 2019. Pour rappel, chaque mini-raffinerie suppose un investissement de 3 à 3,5 M€ et la start up en reste toujours propriétaire, son modèle d’affaires reposant sur la vente de gaz, par exemple à Air Liquide ou à Suez.