Troisième tour de table pour Naïo Technologies

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Robot Dino (Crédit : Naïo Technologies)

Jeune star de l’agritech, la société toulousaine spécialisée dans les robots agricoles vient de lever 2,5 M€ auprès de ses investisseurs historiques, les fonds Capagro et Demeter Ventures. Une collecte qui n’est qu’une première étape dans le cadre d’une opération plus ambitieuse, espérée à au moins 10 M€ avec l’arrivée de nouveaux actionnaires et attendue au premier semestre 2019. Fondée en 2011 par deux ingénieurs en robotique, Gaëtan Séverac et Aymeric Barthes, Naïo Technologies a déjà récolté 3 M€ en 2015 et 2 M€ 2017.

Trois robots commercialisés

Sa gamme ...

comprend trois robots électriques autonomes dédiés au désherbage : Oz, le pionnier et seul industrialisé à ce jour qui s’adresse aux petites exploitations maraîchères et est vendu à 25 000 € en moyenne. Deux autres sont commercialisés mais encore en phase d’expérimentation : Dino, un modèle enjambeur pour les légumes en planches (salades…) et le plus récent, Ted, pour les exploitations viticoles.

Naïo a commercialisé à ce jour 105 machines, dont 40 en 2018, et vise 50 ventes en 2019. La société annonce un chiffre d’affaires de 2,5 M€ en 2018, après 1,5 M€ l’année dernière, et emploie 35 salariés à Toulouse où elle réalise toutes les étapes, de la R&D à la fabrication.

Muscler la R&D et la commercialisation

A quoi serviront les fonds levés ? D’abord à l’innovation avec l’objectif de mettre au point une nouvelle gamme, plus perfectionnée, pour coller aux besoins des agriculteurs. Ensuite à la commercialisation, notamment à l’international qui représente 20% des ventes actuellement via huit pays. L’entreprise a déjà mis un pied dans plusieurs Etats européens (Allemagne, Suisse, Belgique..) où elle veut renforcer sa présence tout en s’implantant dans de nouveaux marchés comme la Hongrie, l’Espagne et les Etats-Unis. Naïo envisage de créer 25 nouveaux emplois en 2019 et 100 sur trois ans. Pour assurer son développement, elle construit actuellement un nouveau bâtiment, accolé à l’existant.

Sur un marché en plein essor, la start-up estime avoir une longueur d’avance sur ses concurrents, parmi lesquels les français Vitirover, lauréat de l’édition 2018 du prix EDF Pulse, et Vitibot ou le suisse Ecorobotix qui a développé une autre technologie de désherbage.