PPE : les EnR cajolées, les économies d’énergie négligées

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(c) Romain Chicheportiche

Elle était attendue. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) a été présentée ce matin par Emmanuel Macron dans un premier temps, puis précisée dans la foulée par son ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy. La neutralité carbone en 2050 est confirmée et la baisse de la consommation d’énergies fossiles relevée à 40% en 2030. Les énergies renouvelables électriques sont globalement bien traitées avec un doublement de leur capacité installée d’ici 2028, mais avec des disparités marquées entre filières. Le secteur nucléaire sauve une nouvelle fois l’essentiel avec la fermeture déjà actée des 2 réacteurs de Fessenheim lors du quinquennat, d’autres devraient suivre mais sous conditions. La maîtrise de la demande d’énergie est la grande perdante de ces arbitrages.

Le facteur 2 à la peine

C’était le pilier de la loi de transition énergétique votée en 2015 : la réduction par deux de la consommation d’énergie finale d’ici 2050 avait été placée au premier rang des priorités dégagées par les acteurs du grand débat sur la LTE. Si...

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