La CRE propose un « bac à sable réglementaire » pour les bornes de recharge

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(Crédit : Izivia)

Après ses groupes de travail et délibérations sur l’autoconsommation et le stockage, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) passe à la mobilité électrique, surtout aux points de recharge. Un sujet étudié depuis avril dernier et qui lui inspire manifestement moins de doutes que l’autoconsommation. Il donne ...

lieu à un document de réflexion et à une liste de souhaits (consultables ci-dessous) prêts depuis octobre mais publiés aujourd’hui, opportunément puisque la ministre des Transports Elisabeth Borne présente ce même jour sa loi sur l’orientation des mobilité (Lom). La CRE y apparaît comme fervente partisane de l’essor des VE et des infrastructures attachées.

Unifier le statut de la charge à double flux

Après avoir fait le tour des solutions et des réglementations, le régulateur émet une série de 22 demandes. On en retiendra d’une part la volonté de faciliter la vie des automobilistes en clarifiant le maquis juridique de la recharge et de l’autre, l’intérêt porté à la flexibilité et tout particulièrement à la charge bi-directionnelle ; c’est-à-dire la possibilité pour les véhicules de fournir des services au réseau et à la consommation d’énergie. La CRE y croit très fort et veut que le potentiel soit exploité au mieux et le plus vite possible, pour faciliter l’arrivée des VE et l’adaptation à moindre frais du système électrique. D’où une salve de demandes à RTE et à Enedis (pages 36 et 37). L’institution souhaite en particulier que soient simplifiées pour de bon « les prescriptions techniques que devront respecter les bornes de recharge bidirectionnelles en fonction des services rendus ».

Simplifier le statut des bornes à double flux

Le gendarme de l’énergie ose même proposer en l’espèce « un bac à sable réglementaire », pour reprendre ses termes, donc des règles provisoires, pour voir. Deux exemples ? Commencer à unifier le double statut des bornes vehicle to grid (V2G), considérées comme des producteurs lorsqu’elles injectent et comme des consommateurs lorsqu’elles soutirent. La CRE propose que soient adaptées et simplifiées les prescriptions techniques actuelles et qu’une première réglementation facilitante voit le jour rapidement. Et côté flexibilité en général, le régulateur demande des dérogations pour encourager les VE à participer au soutien du réseau, via l’effacement ou l’injection au bon moment. L’instance veut encourager l’agrégation de ces capacités diffuses – et encore marginales – et propose par exemple que soit garanti l’accès aux données des batteries – propriété des constructeurs automobiles – pour que les opérateurs de flexibilité sachent de quoi ils disposent et tiennent compte de l’état des appareils lors des appels de puissance.

  • Consulter le document de réflexion et propositions de la CRE sur les VE (ici en PDF) :