Eolien en mer : vers 25 parcs en 2030 ? [Vincent Balès]

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Vincent Balès, WPD Offshore France (Crédit : WPD)

Entretien avec Vincent Balès, directeur général de WPD Offshore France –

Avec un portefeuille de 5,5 GW éoliens offshore – dont environ 800 MW installés ou en construction – en Allemagne, Suède, France, Finlande et à Taiwan, le développeur allemand WPD possède une expérience certaine du métier. Dans l’Hexagone, il est engagé dans les projets de Fécamp et Courseulles et figurent parmi les pré-qualifiés pour le futur parc au large de Dunkerque. Comment pourrait être organisé le volet éolien en mer de la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie en France ? Quelles puissances, quel rythme, quels prix ? Les réponses de Vincent Balès.

GreenUnivers : L’électricité produite par les éoliennes offshore sera l’une des composantes de la future Programmation pluriannuelle de l’énergie, pour 2023 et 2028. La version actuelle prévoit 3 GW en 2023 – dont 500 MW qui auraient dû entrer en service en 2018. Aucun projet actuel n’ayant encore pris sa décision finale d’investissement, quelle puissance estimez-vous raisonnable de prévoir pour l’éolien en mer posé dans 5 ans et dans 10 ans ?

Vincent Balès : Pour l’instant, 3,5 GW sont attribués ou intégrés dans l’appel d’offres de
Dunkerque. Ces projets avancent. J’espère désormais que la prochaine PPE va fournir le cadre pour de nouveaux appels d’offres à partir de 2019. Pour l’éolien posé tout d’abord, nous souhaitons un appel d’offres pour Oléron, car cette zone est bien caractérisée désormais. Pour l’éolien flottant, 250 MW pourraient être proposés en Bretagne et la même puissance en Méditerranée. Au-delà, en tenant compte du nouveau timing du débat public et du « dérisquage » technique et environnemental, des procédures qui vont prendre du temps, je pense que les appels d’offres doivent ...