CNR va mettre en place un parc solaire au pied de ses éoliennes, dans le Gard

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Parc PV+éolien du Pouzin (Ardèche), installé en 2014 © Stéphanie Tetu, CNR

Les centrales hybrides sont encore assez rares en France. La Compagnie nationale du Rhône (CNR), par le biais de sa filiale CN’Air, compte développer une ferme solaire de 15 MW au pied de son premier parc éolien, situé à Beaucaire (Gard). La production est estimée à 24 000 MWh/an. Un premier parc solaire de 10 MW avait déjà été construit et mis en service en 2010, au sud des turbines. La mise en service du deuxième, cette fois au nord, est prévue pour début 2020. Le développement du parc a représenté 11 à 13 M€ d’investissements. Aucune installation de stockage n’a été prévue pour ce projet, mais « la technologie a été mise en place sur d’autres parcs », précise Nicolas Gay, chargé de développement EnR au sein de CNR.

Troisième projet PV+éolien

Le projet avait reçu ...

en juillet dernier l’aval de l’enquête publique. CNR voudrait que le permis de construire soit accordé dans les prochaines semaines, afin de pouvoir participer au prochain appel d’offres de la CRE. Selon Nicolas Gay, il s’agit d’un « site industriel de CNR, où il n’y a jamais eu d’occupation. Il était important de valoriser ce foncier sans enjeu naturel ni agricole ».

Surtout spécialisé dans les grands barrages hydrauliques, CNR en est à son troisième projet combinant solaire et éolien. « C’est une combinaison assez logique sur un site de CNR, estime Nicolas Gay. Ce sont des énergies complémentaires : il peut y avoir du vent et un ciel nuageux ou, à l’inverse, un soleil radieux et pas de vent. »

Un autre projet dans le Gard, de RES
RES a reçu un avis favorable de l’Autorité environnementale pour le développement d’un parc situé sur une ancienne aciérie d’ArcelorMittal à Laudun-l’Ardoise. Cette ferme de 25 MW « est décomposée en plusieurs projets, avec des caractéristiques différentes, explique Anna Rosique, responsable des projets solaires de RES. La première partie, de 15 MW, est une ancienne plateforme de bâtiments, qui a reçu le permis de construire en janvier dernier. L’autorisation devrait être obtenue pour la fin de l’année afin de pouvoir candidater à l’appel d’offres de la CRE. La deuxième partie, de 10 MW, est située sur l’ancien emplacement des déchets de production de l’aciérie. » Le projet a représenté un investissement de 21 M€, et fait partie des premiers contrats de transition énergétique portés par le secrétaire d’État Sébastien Lecornu. RES signale aussi travailler sur de nouveaux projets de centrales solaires flottantes « sur d’anciennes gravières et plans d’eau non valorisés ».