Les deux premiers CPE « copropriétés » livrés en Auvergne Rhône-Alpes

Print Friendly, PDF & Email
La résidence des « Pléiades » à Lyon © Oprene

Les contrats de performance énergétique s’immiscent dans les copropriétés. Deux chantiers ont été livrés le 21 juin à Lyon (Rhône) et Miribel (Ain). Le groupement Operene, une société d’ingénierie créée en 2014 qui réunit 40 PME aux métiers complémentaires, s’est chargé des chantiers de réhabilitation énergétique des résidences « Les Balmes » et « Les Pléiades ».

La première a bénéficié du soutien de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Ademe pour un coût total de 974 000 € : l’enveloppe a été isolée, les menuiseries remplacées, la chaufferie et ...

la ventilation optimisées. La seconde a bénéficié d’une aide de la Ville de Lyon et de certificats d’économies d’énergie à hauteur de 713 000 € pour l’isolation de la façade extérieure et du plafond des caves et la mise en place d’un système de ventilation hybride et de deux chaudières à condensation. « Pour l’instant, Operene n’a pas d’autre chantier en cours mais d’autres CPE en copropriété sont en chantier comme par exemple la Tour de l’Aubépin à Chalon-sur-Saône », précise Hugo Vigneron, directeur général du groupement.

Un CPE plus complet

Ce type de CPE est légèrement différent par rapport aux autres : « Un CPE classique est souvent réalisé sous un format CREM (conception-réalisation-exploitation-maintenance), or dans le contexte de la copropriété, grouper l’ensemble des prestations n’est pas réaliste, car les copropriétaires sont réticents à l’idée de donner l’intégralité des prestations à un opérateur unique. D’où un montage avec une conception (C) puis un REM », décrit Hugo Vigneron. Pour convaincre les copropriétaires, le but est de proposer plusieurs garanties en une : « Operene coordonne des PME locales qui se lient juridiquement et garantissent la qualité des travaux, ce qui rend le client final confiant. »

Le premier rapport de l’Observatoire des Contrats de Performance Énergétique, piloté par l’Ademe, publié en novembre 2017, décompte 250 CPE : les syndicats de copropriétés représentent 6% des maîtres d’ouvrage. Un CPE en copropriété prend plusieurs années à se mettre en place, avec les votes de budget pour le premier audit et la mise en place de la maîtrise d’œuvre. De plus, il demande des travaux lourds de rénovation et de services, « alors que de nombreux CPE hors copropriétés correspondent plutôt à des prestations de maintenance énergétique (réglage des équipements, régulation) pour des économies d’énergie plus faibles (environ 15%) », ajoute Hugo Vigneron.

Les deux chantiers visent une économie d’énergie de 35% pour « les Pléiades » et de 48% pour « les Balmes ».