EnR : Les salaires de 20 fonctions de cadres [Dossier]

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[Dossier salaires des cadres des EnR]

Quels sont les niveaux de salaires dans les énergies renouvelables ? Quelle énergie offre les rémunérations les plus élevées ? Quels sont les profils de cadres les mieux payés ? GreenUnivers publie en exclusivité des données produites par le cabinet de recrutement Energy Power Lab, spécialisé dans les cadres des énergies. Elles donnent une photographie des moyennes des salaires bruts annuels (hors primes) pratiqués dans le secteur des EnR.

L’éolien rapporte un peu plus que le solaire

Les rémunérations sont globalement plus élevées dans le secteur de l’éolien qui valorise davantage les profils expérimentés que le solaire ou la méthanisation. Un responsable d’exploitation éolien avec plus de 10 ans d’expérience touchera environ 80 000 €/an, contre 76 000 € en méthanisation et 72 000 € dans le solaire, selon Energy Power Lab. Des salaires bruts qui n’incluent pas les primes (productible, performance) comprises entre 10 à 20%. « Elles ont elles aussi tendance à s’élever, notamment pour les profils de commerciaux où elles atteignent 15-20% », indique Joanna Pelot, responsable du bureau parisien d’Energy Power Lab.Les salaires dans l’industrie solaire sont historiquement plus bas. Plusieurs raisons structurelles expliquent cette situation. « C’est généralement une filière moins rentable, établie depuis plus longtemps et aux marges plus réduites. Par ailleurs, les entreprises sont concentrées dans le sud de la France où les salaires sont moins élevés qu’en région parisienne (entre 15 et 30% plus bas). L’impact du moratoire solaire en France sur l’équilibre offre/demande du marché de l’emploi ne peut pas non plus être négligé », constate Energy Power Lab.

La méthanisation est le secteur qui emploie le moins de salariés des trois EnR étudiées, mais sa complexité impose des profils très spécialisés qui auraient pu prétendre à une meilleure valorisation. Mais l’évolution des rémunérations dans cette filière est plus lente en raison du moindre volume d’emplois qu’elle génère. Elle reste un marché de niche.

Les responsables en charge de la construction ont généralement des rémunérations moins élevées que leurs homologues en charge de l’exploitation notamment. Une disparité qui s’explique par la nature de la fonction, qui s’appuie essentiellement sur des compétences de génie civil plus répandue, et par la plus faible mobilité des professionnels de l’exploitation.

Les fonds offrent les meilleurs salaires

La palme en termes de rémunérations revient, de loin, aux gestionnaires de fonds d’investissement qui dépassent rapidement les 100 000 euros bruts annuels. « Ce n’est pas une surprise, et c’est même assez logique car les fonds d’investissement manient beaucoup d’argent, et sont un chaînon indispensable au développement des énergies renouvelables, très capitalistiques », estime Joanna Pelot.

Rappel sur la méthodologie

Ce dossier a été réalisé en partenariat avec Energy Power Lab, un cabinet de recrutement des cadres des secteurs de l’énergie, qui a compilé ses données sur les rémunérations pratiquées dans le secteur. Cette étude se focalise sur les cadres supérieurs, ce qui explique pourquoi la segmentation des trois catégories d’ancienneté commence à partir de 2 ans d’expérience. A noter que dans les filières des EnR, encore récentes, quelques années d’expérience suffisent aujourd’hui pour prétendre à un statut expérimenté, ce qui se traduit par des rémunérations parfois plus élevées que dans d’autres secteurs, à expérience égale.